Une proposition déplacée, estime l’OSAR
Suisse: Engagement de l’armée aux frontières contre les requérants d’asile ?
Berne,
(APIC) En proposant l’engagement de l’armée dans le cadre d’un service de police de la frontière pour lutter contre l’immigration clandestine, la Commission de la politique de sécurité du Conseil national fait fausse route, estime l’Oeuvre suisse d’aide aux réfugiés (OSAR). Une telle prise de position risque de placer la Suisse dans une situation très délicate sur le plan international.
Pour l’OSAR, la population suisse a montré une grande générosité face à l’arrivée de nombreux réfugiés du Kosovo en Suisse au cours des derniers mois. Des actes de solidarités étonnants ont été constatés. C’est pourquoi la position de la Commission de sécurité constitue un faux pas. Le cocktail électoral composé par certains parlementaires fédéraux risque de mettre à mal tant la crédibilité de l’armée que la politique de l’asile en Suisse, relève l’OSAR dans un communiqué.
L’engagement de l’armée aux frontières évoque des images qu’on croyait appartenir à une histoire révolue. L’armée n’en sortira pas renforcée et l’image de la Suisse à l’étranger sera de nouveau écornée.
Face au conflit du Kosovo, l’OSAR est frappée de constater que certains politiciens se préoccupent plus d’éloigner les victimes de nos frontières que de restaurer la paix dans ce pays. L’OSAR demande au Conseil fédéral d’écarter sans ambiguïté l’hypothèse d’un engagement de l’armée aux frontières. (apic/com/mp)



