Réunir dix millions de fonds en deux ans

Suisse: Fondation de soutien à la Garde suisse au Vatican

Fribourg,

(APIC) Un vœu très cher du commandant Pius Segmüller s’est réalisé avec la création d’une fondation suisse pour soutenir la Garde suisse. Présidée par l’ancien conseiller fédéral Flavio Cotti, cette fondation qui a vu le jour samedi dernier apportera un appui financier à la formation et au perfectionnement de la garde papale. Son premier souci est donc de réunir un solide capital pour garantir à la Garde les moyens de ses ambitions.

La Garde suisse veut devenir un corps de sécurité moderne en renforçant le recrutement et en améliorant la formation, a expliqué l’avocat fribourgeois et ancien conseiller national PDC, Paul Zbinden, interrogé lundi. Trop souvent assimilée à une troupe d’opérette, elle n’est pas estimée à sa juste valeur en Suisse, estime le politicien, desservie qu’elle est par l’image anachronique qu’en donnent les reportages télévisés. «Dernièrement, une émission laissait entendre que les soldats de la Garde vivaient au Vatican comme à l’intérieur d’un couvent.»

Des personnalités en vue

Constitué de dix personnalités politiques et économiques en vue, à l’instar du chef de Novartis Daniel Vasella, la conseillère aux Etats libérale Christiane Langenberger ou encore l’industriel Stefan Schmidheiny, la fondation veut corriger ces impressions réductrices. Sa première tâche sera de constituer un solide capital qui permette à la garde de s’autofinancer en faisant appel aux donateurs. «Nous nous adresserons à tous les milieux et sommes intéressés à toutes les contributions, aussi modestes soient-elles. Le commandant de la garde, Pius Segmüller, espère bien réunir quelque dix millions en deux ans.

Recrutement, formation et perfectionnement

Les fonds récoltés serviront d’abord à faciliter le recrutement en Suisse. Max Schaffner qui dirige le nouveau bureau de recrutement de la Garde suisse pontificale à Neuhausen, près de Schaffhouse, compte ainsi avoir les moyens d’atteindre les intéressés potentiels. «Nous voulons d’abord renforcer l’attrait de la Garde pontificale auprès des jeunes, poursuit Paul Zbinden et ensuite assurer la formation et le perfectionnement de ses membres».

La fondation a l’intention d’offrir aux jeunes gardes une formation professionnelle à Rome, afin de faciliter leur réinsertion sur le marché suisse, une fois qu’ils quittent leur service au Vatican. (apic/job/wm/mjp)

24 juillet 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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