Suisse: Haro contre les caisses-maladie suisses
La Confédération des syndicats chrétiens dit «non» à l’augmentation de la franchise
Les assurés ne doivent pas assumer le chaos des caisses
Berne, 30 avril 1997 (APIC) Les assurés ne doivent pas assumer le chaos des caisses-maladie. La Confédération des syndicats chrétiens de Suisse (CSC) émet aujourd’hui de sérieuses réserves à la proposition des grandes caisses-maladie suisses d’élever massivement la participation des assurés. «C’est chez elles que les caisses doivent d’abord faire le ménage», estime la CSC dans un communiqué publié mercredi.
Afin de mieux maîtriser les coûts de la santé, la franchise annuelle actuelle doit être augmentée, et passer de 150 à 600, voire à 800 francs, pensent les grandes caisses-maladie suisses. «Cette proposition, annoncée mardi, tombe très mal, car elle ne vise pas les bonnes personnes».
Pour la CSC, la cause principale de l’explosion des coûts de la santé ne se trouve pas du côté des assurés, mais du côté des fournisseurs de prestations. «Il est incontesté qu’en Suisse nous avons une énorme surcapacité de médecins, hôpitaux et appareils médico-techniques… Cette situation pousse les coûts à des hauteurs vertigineuses».
Il faut avoir le courage d’oser de nouveaux modèles, suggère la CSC, qui propose par exemple de transformer la caisse-maladie sociale – de manière analogue à l’assurance-accident – en une caisse nationale de santé.
La CSC exige enfin des caisses qu’elles s’engagent pour des systèmes d’indemnisation à des prix plus favorables lors des négociations tarifaires avec les fournisseurs de prestation, qu’elles promouvoient les modèles d’assurance alternatifs, qu’elles réduisent leurs propres coûts d’administration et de publicité. (apic/com/pr)



