40 ans de collaboration oecuménique fructueuse

Suisse: L’Action de Carême et Pain pour le Prochain font la fête le 22 février à Berne

Lausanne/Berne, 15 janvier 2009 (Apic) La campagne de carême 2009 tient à marquer cette année les Suisse: L’Action de Carême et Pain pour le Prochain font la fête le 22 février à Berne entre l’oeuvre d’entraide catholique Action de Carême et son homologue protestant Pain pour le Prochain. Elle le fera lors d’une grande fête le dimanche 22 février à l’église du Saint-Esprit (Heiliggeistkirche), à Berne (*).

L’église du Saint-Esprit accueillera dès 16h15 une célébration oecuménique qui verra la participation d’invités du Sud et du Nord. Parmi les personnalités, on note la présence de Mgr Erwin Kräutler, célèbre évêque d’origine autrichienne qui est à la tête de la prélature territoriale de Xingu, en Amazonie brésilienne, de Bärbel von Wartenberg-Potter, évêque émérite de l’Eglise évangélique du nord de l’Elbe, à Lübeck (Allemagne), de la théologienne camerounaise Hélène Yinda (Cameroun/Genève).

Les trois partenaires de la campagne seront présents: le pasteur Thomas Wipf, président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), Mgr Kurt Koch, président de la Conférence des évêques suisses (CES), Mgr Fritz-René Müller, évêque de l’Eglise catholique chrétienne de Suisse.

La fête sera ensuite animée par le «Grupo Encuentro». A cette occasion, les participants pourront visiter le vernissage de l’exposition itinérante retraçant les moments forts de ces 40 ans et visionner le DVD «40 ans de campagne oecuménique». Le DVD présente des projets et programmes soutenus par l’Action de Carême (AdC) et Pain pour le prochain (PPP). Des personnes du milieu des Eglises, de la politique, de l’économie et des oeuvres d’entraide parlent de leurs expériences en lien avec la campagne oecuménique.

Campagne 2009: «Un climat sain pour assurer le pain quotidien»

La Campagne oecuménique de Carême 2009, intitulée «Un climat sain pour assurer le pain quotidien», se déroulera du 25 février au 12 avril prochain. Au cours de la campagne 2008 d’AdC et de PPP, les organisateurs avaient déjà mis le doigt sur la responsabilité des gouvernements pour que les 850 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde aient accès à une nourriture en suffisance.

«L’actualité nous donne malheureusement raison. En effet, le droit à l’alimentation est aujourd’hui plus que jamais mis en péril», notent les oeuvres d’entraide suisses. Sécheresses, inondations, flambée des prix des matières premières, spéculation ou encore le boom des agro-carburants: autant d’aspects qui, cumulés, expliquent la crise alimentaire sans précédent que les pays du Sud subissent depuis une année, notent-elles.

Aujourd’hui, la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, estime que ce sont plus de 920 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde. «Jusqu’à combien ce nombre va-t-il encore augmenter ?», se demandent les oeuvres d’entraide partenaires de la campagne 2009.

Son slogan cette année, «Un climat sain pour assurer le pain quotidien», veut sensibiliser le public au problème du réchauffement climatique, qui contribue à l’aggravation de la faim dans le monde. Le droit à l’alimentation est pourtant inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, relève la conseillère fédérale Doris Leuthard dans son message de soutien aux oeuvres d’entraide. Notons encore que le dimanche 1er mars, une troupe de théâtre de rue brésilienne, les «Loucas de Pedras Lilas», présentera un spectacle spécialement créé pour l’occasion à l’Espace culturel des Terreaux à Lausanne.

Elle tournera ensuite dans différents établissements scolaires. Une action «Journée des roses» aura également lieu le 14 mars prochain. 150’000 roses certifiées du label du commerce équitable «Max Havelaar» et provenant de Tanzanie seront vendues dans toute la Suisse. Le produit de cette vente est destiné à soutenir des projets de développement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. JB/Com

(*) Célébration oecuménique et fête des 40 ans de la campagne Dimanche 22 février 2009, à 16h15, à l’église du Saint-Esprit (Heiliggeistkirche), à Berne.

Israël: Stop aux massacres, écrivent des ONG israéliennes au gouvernement de Tel-Aviv

«Israël n’est plus contrôlable», assure un responsable de l’ONU

Tel-Aviv/Gaza, 15 janvier 2009 (Apic) Dans une lettre ouverte au gouvernement de Tel-Aviv, un groupe d’organisations non gouvernementales israéliennes (ONG) a demandé d’engager des actions immédiates pour bloquer la grave crise humanitaire engendrée par l’offensive engagée le 27 décembre dernier. Rien n’échappe aux obus isralkiens. Ni les hôpitaux ni les bâtiments de l’ONU. Pas même les cimet

«Le niveau d’offense à l’égard de la population civile est sans précédents et les militaires israéliens ont un recours excessif à la force, causant la mort de centaines de civils innocents, détruisant des infrastructures et des propriétés sur une vaste échelle», écrivent notamment B’tselem, Gisha, Physicians for human rights, Yesh Din et Amnesty International Israël.

Ces organisations israéliennes ont demandé la fin des graves violations du droit humanitaire international de la part de l’armée de Tel-Aviv; exigé l’ouverture d’une enquête pour vérifier les responsabilités; la poursuite en justice ceux qui seront accusés de violations.

Les ONG israéliennes ont également souligné que la population, emprisonnée dans l’étroit couloir de la bande de Gaza, n’a aucun endroit sûr où se réfugier, n’a aucune garantie adéquate d’assistance sanitaire, n’a plus d’eau, de biens alimentaires de première nécessité et d’électricité. «La responsabilité de l’Etat d’Israël est claire et évidente. L’armée a le contrôle total sur le champ de bataille et des voies d’accès; autant d’éléments suffisants pour qu’Israël prennent ses propres responsabilités dans le conflit en cours», conclut la missive.

Après le cimetière, un hôpital

Une lettre qui n’émeut visiblement pas Israël, qui continue à frapper tous azimuts à coups de bombes, de blindés, d’exactions, à coups de massacres, sur une population et des gosses affamés. Rien n’échappe à l’artillerie, ni aux projectiles. Même les cimetières sont désormais visés. Histoire de tuer une deuxième fois ceux qui y reposent.

Jeudi, une fumée noire enveloppait le drapeau des Nations Unies, tandis que l’entrepôt de ce qui reste des aides alimentaires à Gaza, était en flammes après un bombardement. Il n’y a pas de frontière dans le non respect des civils: telles sont les images retransmises directement par TV depuis Gaza. En d’autres termes, l’armée israélienne s’est attaquée jeudi matin à un bâtiment officiel de l’ONU, alors que son secrétaire général Ban Ki-Moon se trouve dans la région pour tenter de mettre fin à l’offensive.

L’attaque a du reste été confirmée par John Ging, responsable du bureau de l’ONU d’assistance aux réfugiés palestiniens (Unwra) à la télévision arabe al Jazira: «Le bombardement d’un siège des Nations Unies est un geste d’une gravité absolue et un fait inacceptable. Israël n’est plus contrôlable». La voix du responsable de l’ONU est chargée de colère tandis qu’il décrit en directe le bombardement du siège de l’Unwra à Gaza par l’aviation israélienne. «Il n’y a pas grand chose à dire, notre siège a été visé par plusieurs d’obus et des bombes au phosphore, qui causent une dense fumée noire tandis qu’environ 700 civils sont à l’intérieur de la structure, pour échapper à l’enfer à l’extérieur et au moins trois de nos opérateurs ont été blessés», a dit Ging.

Les tirs israéliens ne respectent même plus les hôpitaux. L’hôpital Al Quds du Croissant Rouge dans le quartier de Tal Al Hawa a été bombardé, incendiant le bâtiment. Bombardé aussi la tour Al-Shourouq du palais des communications où siègent les rédactions de nombreux journaux locaux et internationaux. Le bilan des blessés est incertain, semble-t-il avec au moins deux journalistes blessés. «Nous demandons à Israël de ne pas prendre nos structures comme cibles, facilement identifiables avec des symboles clairs et que l’on ne peut confondre», a précisé un communiqué de l’Association de la Presse étrangère à Gaza, qui est «très préoccupée par la situation». (apic/misna/pr)

15 janvier 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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