Associations d’aide au suicide sous la surveillance de l’Etat
Suisse: L’aide au suicide doit continuer, estime la Commission nationale d’éthique
Berne, 11 juillet 2005 (Apic) L’aide au suicide doit continuer d’être permise, plaide la Commission nationale d’éthique pour la médecine humaine (CNE), indique lundi l’ATS. La Commission recommande toutefois de placer les associations d’aide au suicide sous la surveillance de l’Etat.
Les hôpitaux et les homes doivent être libres d’autoriser l’aide au suicide, a recommandé la CNE lundi dans une prise de position. Au cas où ils la refuseraient, la décision doit être expliquée au patient. L’aide ne doit en revanche pas être accordée aux malades psychiques ou si le voeu de fin de vie survient suite à des pressions.
La CNE voit surtout une nécessité d’agir dans les associations d’aide au suicide. Celles-ci mettent leur offre à disposition de personnes avec qui elles n’ont pas de rapports proches. C’est pourquoi ces associations doivent être placées sous surveillance étatique et tenues de respecter des critères précis.
Le souci principal de la CNE est que la décision de l’aide au suicide ou non soit prise selon la personnalité du patient concerné. Jamais elle ne doit devenir une routine ou être prise selon une «checklist» à cocher.
La prise de position publiée lundi est le résultat d’un travail de commission intensif, souligne la CNE. Des points de vue très opposés ont ainsi pu être rassemblés. En septembre 2004, la CNE avait déjà soumis à la discussion un projet sous forme de 10 thèses. Les réactions recueillies ont été intégrées dans la prise de position actuelle. (apic/ats/ag/pr)



