500’000 francs pour l’aide d’urgence

Suisse: L’EPER sur le terrain avec ses partenaires locaux en Indonésie et en Inde

Berne, 5 janvier 2005 (Apic) L’EPER, Entraide Protestante Suisse, partenaire d’aide d’urgence de la Chaîne du Bonheur, a pour l’heure engagé un montant de 500’000 francs pour ses partenaires locaux en Inde du Sud et en Indonésie.

En Indonésie, l’EPER concentre son aide d’urgence sur la côte particulièrement dévastée de l’Ouest de Sumatra où se situe l’archipel de Nias. Contrairement à la région de l’Aceh, très médiatisée en ce moment, cette zone ne dispose d’aucun soutien. Actuellement quelque 2’000 personnes réfugiées dans les régions de Sirombu et Mandrehe vont trouver un abri dans des camps mobiles. Ceux-ci comprennent également des cuisines communautaires, des toilettes et des douches.

A moyen terme, peut-on lire dans un communiqué, l’EPER va soutenir la reconstruction de 440 maisons, d’écoles, de voies d’accès et de routes.

Filets de pêche sont plus coûteux qu’un bateau

Dans la région de Cuddalore, dans l’Etat indien du Tamil Nadu, où l’EPER intervient également, les familles de pêcheurs travaillent depuis toujours en communauté. Depuis des générations, la coutume veut que cinq familles se réunissent pour partager un bateau et les filets. Le raz de marée a privé des dizaines de milliers de familles de leurs outils de travail et de survie. Un équipement de pêche constitué d’un bateau, d’un hors-bord et de filets coûte 3’000 francs (seuls les filets coûtent 1’600 francs). En d’autres mots, un don de 3’000 francs permet à cinq familles indiennes de retrouver une existence digne.

Tamil Nadu: un savoir ancestral épargne des vies

Presque tous les habitants du village de pêcheurs de Keelmanakudi (Etat du Tamil Nadu, au sud de l’Inde) ont survécu aux flots dévastateurs parce qu’ils ont tenu compte d’un savoir transmis par les aînés. «Nos grands-parents nous ont appris qu’un très grand danger nous menaçait lorsque la mer se retirait très loin au large, comme elle l’a fait avant l’arrivée du raz de marée», raconte un survivant de l’équipe d’urgence de CASA, organisation locale soutenue par l’EPER. «Lors de ce dimanche de triste mémoire, nous avons fuit aussi vite que possible vers l’intérieur des terres». Seules les personnes qui ont profité de ramasser les poissons déversés sur la plage après le retrait des eaux n’ont pas survécu à la catastrophe. (apic/com/pr)

5 janvier 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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