Eugénisme en Suisse?
Suisse: La Commission de bioéthique de la CES opposée au diagnostic préimplantatoire
Fribourg, 2 décembre 2005 (Apic) Sous le titre «Suisse: La Commission de bioéthique de la CES opposée au diagnostic préimplantatoire», la Commission de bioéthique de la CES émet vendredi un communiqué dans lequel elle se déclare une nouvelle fois opposée au diagnostic préimplantatoire.
Le Conseil des Etats traitera vraisemblablement le 13 décembre prochain une motion de la Commission du Conseil national concernant l’approbation du diagnostic préimplantatoire (DPI). La Commission de bioéthique de la CES réaffirme son refuse du DPI. Elle espère que le Conseil des Etats se prononcera dans la même direction, indique vendredi un communiqué de la CES. La Commission du Conseil des Etats s’occupant de cette thématique a déjà donné un préavis négatif.
Le DPI doit être refusé car il instaure pour la première fois une politique eugénique délibérée, estime la CES. «Le DPI est un eugénisme dans la mesure où il consiste à éliminer tout embryon dont les gènes défectueux pourraient conduire à une maladie héréditaire. Ceci constitue une nouvelle forme de sélection».
Pour la CES, la distinction entre un embryon acceptable et non-acceptable est arbitraire. «De plus, le DPI est contraire à la dignité humaine, protégée par la Constitution fédérale (cf. art. 119 cst, al. 1)».
Aux yeux de la CES, accepter le DPI, c’est porter atteinte aux principes d’égalité et de justice. Les personnes ayant un handicap n’auraient plus droit à la vie ! «Le DPI est un affront à l’égard de beaucoup de personnes handicapées. C’est pourtant la tâche d’un Etat démocratique que de promouvoir une recherche scientifique véritablement humaine, celle qui respecte la vie et l’intégrité de l’embryon».
La vie humaine est un don de Dieu
A la lumière de la foi chrétienne, la vie humaine est un don de Dieu qui doit être protégée dès le premier moment, écrivent enfin les évêques. «Chaque être humain, dès la conception, est créé par Dieu à son image et à sa ressemblance. Il doit être toujours respecté comme une personne. Ceci vaut également pour l’embryon. De toute évidence, l’embryon possède une potentialité active qu’il actualisera en attributs de la personne adulte».
La Commission de bioéthique de la CES invite l’opinion publique à se confronter aux questions du DPI et à ses conséquences éthiques. (apic/com/pr)




