Suisse: La CSIAS présente son étude sur «l’efficacité de l’aide sociale» dans les cantons
Attention aux pièges dans les prestations sociales, dit Caritas
Lucerne, 14 novembre 2007 (Apic) La Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS) a présenté mercredi les résultats de son étude sur l’efficacité de l’aide sociale sur les revenus disponibles libres dans les 26 chefs-lieux cantonaux.
Caritas Suisse, à Lucerne, salue ces recherches mais s’inquiète en revanche au sujet de certains résultats. Elle demande aux cantons de prendre les mesures sociopolitiques nécessaires qui découlent de ces analyses.
La majorité des cantons ont appliqué les nouvelles normes de la CSIAS et ont introduit dans l’aide sociale de nouveaux encouragements en faveur de l’intégration professionnelle et du travail rémunéré. Comme le montre l’étude, cela vaut la peine presque partout d’avoir un emploi rémunéré en plus de l’aide sociale. Les working poor peuvent ainsi améliorer leur situation par rapport aux ménages sans activité rémunérée.
Cependant, note-t-on, les différences entre les revenus disponibles libres dans l’aide sociale sont extraordinairement grandes d’un chef-lieu cantonal à l’autre. «Une fois de plus, cela prouve que l’ampleur de la pauvreté ne dépend pas uniquement du salaire et du nombre de personnes dans le ménage mais dans une très grande mesure du lieu du domicile».
Caritas attend des cantons qu’ils renforcent davantage l’allègement fiscal pour les ménages vivant dans la précarité. Selon l’organisation, les bas revenus doivent être considérablement libérés des impôts, bien au-delà du seuil de pauvreté, et les familles reçoivent davantage de possibilités de déduction pour les frais que les enfants engendrent. (apic/com/pr)



