Suisse: La FEPS s’inquiète des suppressions d’emplois dans la région d’Expo.02

«Le primat de l’économie ne peut pas être un primat de vie»

Bienne, 19 juin 2002 (APIC) Le Conseil synodal des Eglises réformées Berne – Jura, s’inquiète des suppressions d’emplois dans la région d’Expo.02. Au terme de l’Assemblée des délégués de la FEPS, la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, tenue du 16 au 18 juin à Bienne, le président du Conseil synodal des Eglises réformées Berne- Jura, Samuel Lutz, est intervenu face à la menace qui pèse sur cette région de la perte de centaines d’emplois, suite à des restructurations d’entreprises privées ou de certains services publics.

«Plusieurs centaines de suppressions d’emplois peuvent paraître peu en regard d’autres suppressions qui se sont soldées par des milliers d’emplois perdus. Mais quand elles surviennent dans des régions marginales quand elles touchent une région déjà fragilisée par quantité de disparitions d’entreprises et qu’on est quasi certain que le jeu de dominos va entraîner d’autres chutes, cela devient insupportable».

L’Union synodale tient dès lors à exprimer sa profonde inquiétude face à une telle détérioration du tissu social. «Elle exprime, maintenant, par ma bouche comme à d’autres occasions sa solidarité avec les personnes touchées. Elle rappelle que ses services sont offerts à toutes les personnes victimes de ces restructurations, autant dans les paroisses qu’à Regenove, secteur qui dépend du Centre social protestant».

Samuel Lutz a rendu hommage au travail «immense» accompli par le Centre social protestant à Moutier et à Tramelan. Le Centre se met à disposition de toutes les forces politiques et syndicales qui veulent s’engager pour réduire au minimum les conséquences désastreuses de ces pertes d’emplois. Reste, a-t-il souligné, que «le travail accompli par nos services ne nous dispense pas d’agir au plan individuel. En fin de compte, nous sommes tous concernés, dans la mesure où nous avons affirmé, il y a moins d’un an, que la Suisse a besoin de nouvelles fondations pour concilier les exigences d’une économie mondialisée et les valeurs de justice sociale, de participation démocratique et de protection durable de l’environnement».

Solidarité

«Convaincus que le primat de l’économie ne peut pas être un primat de vie, nous avons à nous engager pour que le politique reprenne la main, qu’il fixe des règles pour éviter que les ouvriers et les employés ne soient broyés par des mécanismes économiques qui semblent échapper à chacun. En un mot comme en cent: notre solidarité envers les victimes de notre système économique doit aussi s’exprimer par notre engagement vis-à-vis des pouvoirs publics et du pouvoir politique, pour que l’idéal de justice libérateur que nous tirons de notre foi en Jésus-Christ, devienne réalité pour tous». (apic/com/pr)

19 juin 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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