Retour, rapatriement, intégration et compétences locales

Suisse: La KEK lance un projet œcuménique de réconciliation en Europe du Sud-Est

Genève, 19 mars 2001 (APIC) La Conférence des Eglises Européennes (KEK) lance un projet œcuménique destiné à encourager la paix et la réconciliation dans les pays de l’ex-Yougoslavie. Le projet qui a démarré fin février s’inscrit dans un programme de trois ans du «Partenariat œcuménique pour l’Europe du Sud-Est» du Conseil oecuménique des Eglises (COE). Il veut mobiliser la réflexion et les énergies autour du retour, du rapatriement des réfugiés, de l’intégration des migrants et de la mise en valeur des compétences locales.

La vie sociale et politique de l’Europe du Sud-Est a été complètement perturbée au cours de la dernière décennie par les conflits en Croatie, en Bosnie et au Kosovo. La KEK se propose de prêter main forte et d’encourager les communautés religieuses, agences rattachées aux Eglises et organisations non-gouvernementales (ON) à restaurer la confiance et à poursuivre le processus de réconciliation dans les pays concernés par les conflits en ex-Yougoslavie. En application des recommandations faites lors du Deuxième Rassemblement Oecuménique Européen qui s’est tenu en 1997 à Graz en Autriche.

Toutes les confessions religieuses sont concernées

Parmi les quelques 20 participants à la rencontre de Skopje, capitale de la République fédérale yougoslave de Macédoine, les représentants des traditions orthodoxe et protestante étaient venus d’Albanie, de Bosnie-Herzégovine, de Bulgarie, de Croatie, de Yougoslavie, de Macédoine et de Roumanie. Le groupe a également reconnu l’importance de l’Eglise catholique-romaine et de la Communauté islamique ainsi que celle des organisations associées et des ONG pour améliorer l’échange d’informations et la communication entre les tenants de la réconciliation en ex-Yougoslavie. Un site Internet interactif et un bulletin soutiendront l’action de la KEK, de même qu’un répertoire des organisations, initiatives des Eglises et mouvements de paix actifs dans la région.

«Ce n’est que le début d’un long processus» a précisé Rüdiger Noll, coordinateur du projet pour la KEK. «Je pense qu’au fur et à mesure que nous avancerons dans le projet, il y aura davantage d’ouvertures possibles pour que d’autres nous rejoignent,» a-t-il conclu.(apic/com/om)

19 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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