L’Appenzelloise Rosmarie Koller aux commandes de la LSFC
Suisse: La Ligue suisse des femmes catholiques a élu sa nouvelle présidente
Brigue, 14 mai 2009 (Apic) L’assemblée des délégués de la Ligue suisse des femmes catholiques (LSFC/SKF) à Lucerne, réunie le 14 mai à Brigue, en Haut-Valais, a élu sa nouvelle présidente en la personne de l’Appenzelloise Rosmarie Koller-Schmid. Après la démission en mai 2008 de la présidente sortante Verena Bürgi-Burri, le siège de la présidente était resté vide durant toute une année.
La nouvelle présidente, mère de cinq enfants adultes, salue le fait que la LSFC est une association qui se positionne clairement dans l’Eglise et qu’elle est une partenaire écoutée quand la Confédération lance une procédure de consultation. Interviewée par l’Apic, Rosmarie Koller-Schmid relève en outre que la LSFC dispose d’un très bon réseau, tant au plan national qu’international et que la collaboration est excellente avec les autres associations féminines.
Rosmarie Koller-Schmid réfute le qualificatif de «féministe», estimant qu’il a une connotation négative. «Nous nous engageons pour l’égalité, il est important que les femmes aient elles aussi la parole. Nous voulons les encourager à prendre position et à s’exprimer», précise-t-elle.
La nouvelle présidente admet que la Ligue ne partage pas toujours les mêmes positions que la hiérarchie de l’Eglise, tout en relevant que de nombreuses personnes s’en éloignent en raison de ses décisions. «Nous essayons d’offrir un espace où l’on peut discuter de ces développements et trouver des compromis. Nous avons nos racines dans l’Eglise catholique, mais nous sommes une association indépendante, une force progressiste à l’intérieur de l’Eglise catholique». Le nombre d’adhérents de la LSFC – on parle de 200’000 membres – est en léger recul et l’organisation connaît également un vieillissement relatif de ses membres. «Ce n’est plus comme avant, quand il était évident que toute femme catholique entrait dans la Ligue des femmes catholiques dès son mariage».
La Ligue s’engage au niveau politique en faveur, par exemple, de l’initiative pour la protection contre la violence par les armes et la pétition en vue de davantage de protection pour les victimes de la traite des femmes. (apic/pem/be)



