La population ne peut plus attendre, souligne Justice et Paix

Suisse: la paix en Bosnie-Herzégovine (150294)

Berne, 15février(APIC) La Commission nationale Justice et Paix exprime le

souhait que l’accord de retrait des armes lourdes sur les collines entourant Sarajevo soit suivi d’effet. Il est intolérable que la population civile reste plus longtemps encore une cible pour les militaires. L’organisation réclame aussi la concrétisation de l’engagement de la Suisse en faveur

d’un tribunal international sur les crimes de guerre ainsi qu’une politique

d’asile conséquente.

Sur le plan international, constate Justice et Paix, il manque encore

les instruments et la capacité politique de prévenir de tels conflits et de

rétablir la paix. Le tribunal international sur les crimes de guerre en exYougosalvie est à cet égard de première importance. Il doit disposer de

moyens lui permettant de juger les personnes responsables des atrocités

commises.

Le soutien de la Suisse à ce tribunal doit s’accompagner d’une politique

conséquente en matière d’asile. La Suisse a déjà accueilli de nombreux réfugiés de l’ex-Yougoslavie, elle doit cependant poursuivre son effort. Elle

ne peut pas refouler à ses frontières des réquérants en provenance de régions en guerre. Elle ne peut pas non plus renvoyer ceux qui viennent du

Kosovo, puisque de toute évidence un renvoi «dans la sécurité et la dignité» n’est pas possible.

La Commission Justice et Paix soutient les paroisses bernoises qui protègent les Albanais du Kosovo risquant un tel refoulement.

Pax Christi appelle à lever le siège de Sarajevo

Par ailleurs Pax Christi de Suisse romande a lancé un appel mardi en faveur de la levée immédiate du siège de Sarajevo. Rappelant les jeux olympiques qui ont eu lieu il y a exactement dix ans dans la capitale bosniaque,

le mouvement catholique pour la paix remarque que la fin du siège de cette

ville pluri-ethnique, multi-religieuse et multi-culturelle aurait une valeur symbolique considérable et serait un premier pas vers une paix plus

globale.

Dans ce cadre la communauté internationale doit mettre à disposition les

casques bleus, et les ressources humaines et matérielles leur permettant de

composer une réelle force d’interposition entre les belligérants. (apiccom/mp)

15 février 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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