Création d’un comité romand de soutien et appel de fonds (031096)

Suisse: Le BICE bien décidé à mieux se faire connaître

Morges, 2octobre (APIC) Le Bureau international catholique de l’enfance

(BICE) a présenté jeudi à Morges (VD), en Suisse, son rapport annuel, ses

activités, dont l’une a été sa participation à la mise sur pied du Congrès

mondial de Stockolm, tenu en Suède du 27 au 31 août sur l’»Exploitation

sexuelle des enfants à des fins commerciales».

L’argent est le nerf de la guerre, dit-on, et pour mener à bien son action et ses projets, pour se battre contre les fléaux qui affectent les

gosses du monde, le BICE en a besoin. Pas étonnant qu’il «Entre en campagne», aujourd’hui, par la biais de deux événements: la création d’un Comité

de soutien romand, officiellement mis sur pied jeudi à Morges; le lancement

de sa campagne financière en Suisse, le 18 octobre. Cette campagne marquera

en outre la traditioonnelle mise en vente des cartes de Noël, en particulier en France, en Belgique, aux Etats-Unis et en Suisse. L’appel de fonds

avait rapporté l’an dernier près de 180’000 francs en Suisse.

L’organisation, discrète, et pourtant présente sur tous les terrains où

les droits des enfants sont bafoués, où les gosses vivent au quotidien le

malheur de la prison, l’exploitation sexuelle ou autres drames, entend par

là se faire mieux connaître, et être plus proche du public de Suisse romande, elle qui a son siège à Genève.

Le rapport du BICE, présenté dans la revue internationale du BICE,

«L’Enfance dans le Monde», décrit les différentes actions en faveur des mômes en détresse dans le monde… Des réalités face auxquelles le BICE fait

front. En étant de plus en plus présent sur le terrain.

Congrès de Stockolm: un rôle déterminant

Présente à Stockolm, Florence Bruce, directrice de programme au BICE et

membre du Comité de planification du 1er Congrès mondial de Stockolm, est

revenue sur l’événement par les chiffres, pour relever que ce Congrès a

rassemblé 119 gouvernements, 490 ONG, 100 organisations intergouvernementales, ainsi que plus de 400 journalistes. Le BICE était l’un des deux représentants du groupe ONG pour la Convention relative aux droits de l’enfant à

prendre par au comité d’organisation. «Il a donc joué un rôle déterminant

pendant le Congrès pour assurer la pleine participation des ONG et durant

tout le processus de préparation comme point de référence pour les ONG».

Les Bureaux du BICE à Manille, Montevideo et Abidjan ont également apporté une contribution à la réalisation des différentes réunions de préparation au Congrès de Stockolm.

Florence Bruce s’est ensuite exprimée sur les nouveaux projets du BICE

dans le domaine de la prévention des abus sexuels et la réadaptation des

victimes: collaboration avec les chefs de village en Thaïlande, contact direct avec les filles domestiques à risques au Togo, formation d’éducateurs

au Brésil.

Les enfants en prison

Autre cheval de bataille du BICE: les enfants en prison. Devant le succès de l’action de Horst Buchmann, directeur du BICE en Allemagne et coordinateur du projet «Enfants en prison en Afrique», et de son équipe au Mali

– 300 enfants injustement détenus ont déjà été libérés -, le BICE a décidé

de renforcer son action dans le reste de l’Afrique de l’Ouest (Guinée, Zaïre, Côte d’Ivoire, Sénégal).

Si l’avenir du BICE se nomme action, celle-ci ne peut se faire sans de

réels appuis financiers. L’organisation, encore trop peu connue en Suisse,

a besoin de soutien, tant des donateurs privés qui lui permettent d’exister, que des nombreux professionnels avec lesquels elle collabore sur le

terrain ou dans la conception de ses projets. Un comité romand de soutien

au BICE a donc été lancé à Morges, même si les contours de son action restent encore à être dessinés.

En octobre 1994, l’APIC avait brossé le portrait du BICE. Un portrait

que nous publions une seconde fois aujourd’hui, avec les retouches nécessaires pour le replacer dans l’actualité. (apic/pr)

3 octobre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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