L’interdiction du diagnostic préimplantatoire ne sera pas levée

Suisse: Le Conseil fédéral ne veut pas réviser la loi sur la procréation artificielle

Berne, 6 février 2002 (APIC) Le Conseil fédéral juge «inopportun» de réviser la loi sur la procréation artificielle un an après son entrée en vigueur. Dans une déclaration diffusée le 6 février, les sept sages ont répondu à une motion de la commission de la science du Conseil national visant à autoriser, dans des cas limités, le diagnostic préimplantatoire.

L’interdiction du diagnostic préimplantatoire, même en cas de maladie héréditaire, ne semble donc pas prête d’être levée en Suisse. Cette technique consiste à analyser un embryon conçu in vitro avant son implantation dans l’utérus pour y dépister des anomalies.

La levée de l’interdiction concernerait uniquement les cas où l’enfant risquait d’être affecté par une maladie héréditaire grave ou une anomalie chromosomique transmise par les parents, comme la mucoviscidose. Plusieurs pays, comme la France, autorisent cette pratique.

En Suisse, la question avait divisé le parlement lors du débat sur la loi sur la procréation médicalement assistée, entrée en vigueur début 2001. Il avait été décidé, par une courte majorité, d’interdire le diagnostic préimplantatoire.

Compte tenu de cette situation, le Conseil fédéral préfère temporiser et recommande au Conseil national de transformer la motion de la commission en postulat moins contraignant. Il se déclare prêt à examiner la question, mais «n’entend pas se prononcer pour l’heure». (apic/ag/bb)

6 février 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!