30’000 personnes tournent chaque année le dos à la religion

Suisse: Le nombre des personnes sans confession grandit

Berne, 9 avril 2004 (Apic) Les Eglises évangéliques et l’Eglise catholique en Suisse enregistre chaque année nombre de «démission». Plus de 30’000 personnes tournent ainsi chaque année le dos à la religion. Le nombre des personnes sans confession grandit. Pour devenir le troisième grand groupe du pays, derrière les catholiques et les protestants.

Les Eglises évangéliques réformées de Suisse ont enregistré en 2002 environ 12’500 départs sur un total de quelque 2,5 millions de croyants. Entre 1998 et 2002, le nombre des démissionnaires avait oscillé entre 10’900 et 12’00 par année.

L’Eglise catholique romaine perd pour sa part chaque année 20’000 fidèles sur un total de 2,1 millions en Suisse, a relevé Alfred Dubach, directeur de l’Institut de sociologie pastorale de St-Gall. Les chiffres ne sont cependant pas relevés systématiquement chez les catholiques.

Le nombre des conversions dans des sectes ou autres communautés religieuses est infime, selon M. Dubach. Environ deux tiers des ex-croyants provient des cinq plus grandes villes de Suisse, a-t-il remarqué.

Les 809’900 personnes sans confession (état en 2000) forment le troisième grand groupe derrière les catholiques et les protestants. Depuis le recensement de 1990, elles ont pratiquement doublé.

Pas une question d’argent

L’argument évoqué le plus souvent pour quitter l’Eglise est que le fidèle ne se sent plus en communion avec elle, a expliqué Simon Weber, membre de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS), cité par l’Agence télégraphique suisse à Berne.

L’impôt ecclésiastique ne joue qu’un rôle mineur dans ces départs. Dans le canton de Vaud, par exemple, peu importe que le citoyen appartienne à une Eglise ou non, il est obligé de passer à la caisse, selon M. Weber. Dans ceux de Neuchâtel et Genève, l’impôt est payé sur une base volontaire. (apic/ag/pr)

9 avril 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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