Financer de nouvelles écoles et églises traditionalistes en Suisse
Suisse: Les disciples de Mgr Lefebvre lancent leur propre collecte de Carême
Rickenbach/Lucerne, 17 mars 1999 (APIC) Les disciples de Mgr Lefebvre – ils sont entre 5 et 6’000 en Suisse – lancent leur propre collecte de Carême 1999 et ils espèrent engranger plusieurs centaines de milliers de francs. Non pour financer des œuvres caritatives ou humanitaires, mais pour soulager la détresse spirituelle en construisant de nouvelles écoles et églises traditionalistes dans toute la Suisse, «ce qui profitera en fin de compte aux âmes immortelles».
Les dons de la quête de carême de cette année devraient permettre de faire face aux nombreux engagements financiers des traditionalistes dans le domaine de l’immobilier. La Fraternité St Pie X a en effet acheté un bâtiment car elle doit quitter définitivement son actuel lieu de culte provisoire près de la gare de Fribourg. La nouvelle acquisition, qui sera transformée en chapelle, se situe dans l’agglomération fribourgeoise (le lieu est encore tenu secret). En Suisse centrale, la construction d’une nouvelle église d’un coût de deux millions de francs est en route à Littau, près de Lucerne, grâce à au don important d’un mécène, mais cela ne suffit pas.
Quant à la nouvelle église d’Ecône dédiée au Cœur Immaculé de Marie, déjà payée à plus de la moitié, «un monceau de dettes la grève encore». Le nouveau complexe, qui a coûté en tout 12 millions de francs suisses, doit être financé par les adeptes du monde entier. Avec un apport de deux millions de francs, les fidèles du District suisse ont déjà été particulièrement généreux, mais on fait encore appel à eux cette année, précise l’abbé Niklaus Pfluger, supérieur du District Suisse de la Fraternité sacerdotale St Pie X, à Rickenbach (SO).
Les écoles de la Fraternité, source des dépenses les plus importantes
Les écoles primaires dirigées par les traditionalistes à Genève, Wil et Oberriet, dans le canton de St-Gall, peuvent s’autofinancer, mais ce n’est pas le cas de l’école primaire de Riddes, en Valais, qui compte 102 élèves, et l’école secondaire de Mels (35 élèves), relève l’abbé Pfluger. Les institutions traditionalistes, qui scolarisent en Suisse quelque 250 élèves, sont de loin la source de dépenses la plus importante du District suisse.
Dans sa lettre aux fidèles de Suisse, la Fraternité sacerdotale St Pie X interpelle ses disciples: «Peut-on comparer la perte de la vie corporelle à celle de la vie éternelle ? Les institutions sociales ou humanitaires peuvent-elles compenser la perte de Dieu ?» Justifiant ainsi de destiner la quête de carême à d’autres buts que des œuvres caritatives ou humanitaires, la Fraternité affirme avoir reçu une autre mission de la Providence «à laquelle elle se doit d’une manière plus impérieuse: la détresse spirituelle qui touche notre monde est bien plus étendue et inquiétante que les dangers qui menacent nos biens, notre corps ou encore notre vie».
Combat contre le glissement des valeurs, sus aux idéologues athées écolos
Dans son combat contre «le glissement de valeurs qui s’opère sous l’impulsion de nos idéologues athées écolos et de nos libres-penseurs de tout poil», l’abbé Pfluger se réjouit que la Fraternité enregistre ses progrès les plus importants au niveau des écoles. Qui restent tout de même fréquentées essentiellement par les enfants de membres de la Fraternité. (apic/be)



