des dettes contractées auprès du FMI et de la Banque mondiale
Suisse: les oeuvres d’entraide plaident pour une remise (300394)
Requête adressée à Otto Stich
Berne, 30mars(APIC) Les organisations suisses d’entraide, regroupées au
sein de la Communauté de travail (CT), plaident pour une remise des dettes
contractées par les pays en développement les plus pauvres auprès du Fonds
monétaire international (FMI et de la Banque mondiale). Elles adressent une
requête au Conseiller fédéral Otto Stich.
Entre 1994 et 1998, affirment-elles dans un communiqué, quelque 400 millions de francs octroyés à titre de crédits de la Facilité d’ajustement
structurel renforcé (ESAF) seront remboursés par ces pays et reprendront le
chemin de la Suisse par le truchement du FMI.
Dans une requête adressée à Otto Stich, la Communauté de travail Swissaid/Action de Carême/Pain pour le Prochain/Helvetas/Caritas réclame un arrêté fédéral autorisant l’utilisation de ces montants pour effacer les dettes que des pays africains, surtout, ont contractées auprès des institutions multilatérales de financement (FMI et Banque mondiale notamment). La
CT estime que ce deuxième programme de désendettement compléterait les mesures que la Suisse a déjà décidées à l’occasion du 700e anniversaire de la
Confédération.
Le Département des finances, poursuit le communiqué, rédige actuellement
un message à l’adresse du Parlement visant à garantir que les pays les plus
pauvres puissent accéder aux fonds du FMI. «La Suisse à l’intention de participer à la nouvelle ESAF 2 du FMI en octroyant un prêt de quelque 335
millions de francs, avancé par la Banque nationale suisse, auquel s’ajoutent 100 millions de la caisse fédérale, à titre de contribution à la réduction des intérêts. Pour peu qu’ils instituent des programmes de réforme,
les pays les plus pauvres se voient octroyer par l’ESAF des crédits destinés à équilibrer leur balance des paiements, et ce à des conditions préférentielles». La CT approuve certes la participation de la Suisse au renouvellement de cette ligne de crédit, mais estime «que la mesure en question
devrait être assortie d’un programme de désendettement élargi».
Depuis 1987, affirment les organisations d’entraide, le FMI a vu affluer
d’Afrique des remboursements supérieurs de 2 milliards de dollars aux nouveaux crédits qu’il a octroyés. «Pour nombre de pays africains, les dettes
contractées envers le FMI et la Banque mondiale sont devenues un pesant
fardeau», Pour la CT, si un nouveau plan n’est pas mis à exécution, «un
transfert net de fonds, choquant et inadmissible sous l’angle de la politique de développement, aurait lieu des pays en développement les plus pauvres, notamment africains, en direction de la Suisse par le truchement de
l’ESAF du FMI». (apic/com/pr)



