Suisse: Mexicains du Chiapas et Vaudois montent une comédie musicale
Une idée «folle» pour la troupe en tournée dès le 12 mai
Lausanne, 8 mai 2000 (APIC) Une quinzaine de Mexicains ont rejoint en Suisse romande une vingtaine de jeunes Suisses pour jouer «A l’ombre du dernier soleil», concrétisant une idée un peu folle qui a germé au Mexique dans le cadre d’un échange culturel. La troupe sera en tournée dès le 12 mai en Suisse romande.
«Le groupe de Mexicains, vous le trouverez sans problèmes, ils répètent avec des jeunes dans cette salle». Décidément, on ne peut pas se perdre à Champagne, dans le Nord Vaudois, tout le monde est au courant de l’arrivée des jeunes Mexicains. Dans la salle en question règne une agitation de fin de journée: cartes géographiques étalées sur les tables, gros sacs de costumes entassés dans un coin, un méli-mélo général où l’espagnol semble l’emporter sur le français, sauf les fréquentes interruptions dues aux sonneries des téléphones mobiles.
On règle les derniers détails d’hébergement, les ultimes rendez-vous, les interprètes sont fatigués. Qu’importe, les visages sont souriants, encore un peu étonnés. C’est vrai que Christian Vez, aumônier de jeunesse et coordinateur de ce spectacle, a l’impression de voguer sur un projet fou, «à quelques semaines de la tournée, il nous faut tout mettre en commun, je sens qu’il y a de quoi s’arracher les cheveux». Pourtant le projet est dans les têtes depuis l’hiver 99.
Juliane Dind, musicienne de 22 ans, rappelle comment l’idée a été lancée à la fin d’une soirée: «Et si on faisait une comédie musicale, pour continuer l’échange culturel entre la Suisse et le Mexique?» Durant plusieurs mois, l’idée est restée un rêve partagé, puis s’est mise à circuler. Mario, étudiant en français moderne à l’Université de Lausanne, d’origine mexicaine, a joué les ambassadeurs et s’est rendu sur place l’été suivant. Depuis le projet a pris corps, en Suisse comme au Mexique, et les échanges se sont poursuivis sur le Net. Au Chiapas comme dans le Nord vaudois, scénario, partitions, chorégraphie ont été créés à plusieurs mains.
Nourrir un échange
Christian Vez et la vingtaine de jeunes Suisses romands qui interprètent cette comédie musicale ont voulu créer ce spectacle sur la base de l’expérience faite en été 98. Avec l’appui du DM-Echange et Mission, organe des Eglises protestantes de Suisse romande spécialisé dans l’échange de personnes, ils s’étaient rendus dans un village isolé du Chiapas au sud du Mexique pour construire avec la population locale un dispensaire médical. Un voyage choc où le groupe a découvert les conditions de vie d’un village sans électricité, accessible par un unique sentier muletier, où même les idées du sous-commandant Marcos, figure emblématique de la révolution zapatiste, ont eu du mal à parvenir. Pourtant, «A l’ombre du dernier soleil» n’a rien d’une comédie conçue par des nostalgiques d’une rencontre Nord-Sud. Les jeunes Suisses romands ont voulu élargir le propos et ont travaillé sur une des difficultés rencontrées lors de leur périple au Chiapas, la question de l’identité culturelle.
Tant au Mexique qu’en Suisse romande, les jeunes s’interrogent: quelles sont nos racines? Le scénario montre assez justement des jeunes romands très attirés par l’exotisme de la cosmogonie aztèque, tandis que les jeunes Mexicains sont curieux de détails sur les origines de la Suisse ou sur la culture chrétienne dans une société occidentale. L’échange montre comment chacun est obligé de se situer par rapport à son propre héritage culturel. Une réflexion qui amène cette réplique dans la bouche de l’un des acteurs: «Je ne peux aller vers les autres qu’en prenant le risque d’aller en même temps vers moi-même». (proInf/cm/pr)
Encadré
Le titre du spectacle est directement tiré de la cosmogonie aztèque. Son calendrier, gravé par les astrologues au 14e siècle, figure d’ailleurs sur l’affiche de la comédie musicale. Les Indiens considèrent qu’avant notre ère, il y a eu quatre soleils, soit quatre moments de la Création. Le dernier soleil, notre époque en fait, est celui du mouvement, il est l’héritage de tous les autres soleils, mais pour y parvenir, il a fallu le sacrifice d’un dieu, qui a permis de préserver la vie. Du dernier soleil, l’homme vrai est appelé à naître.
Pour en savoir plus sur l’expérience de cet échange Suisse-Mexique, on peut consulter un site sur Internet :
Quant à la tournée, elle est prévue aux dates suivantes: vendredi 12 mai, 20h15, grande salle d’Epalinges; samedi 13 mai, 20h30, salle de spectacle de Fontainemelon, près de Neuchâtel; dimanche 14 mai ,19h00, salle communale de Villars-le-Terroir; vendredi 19 mai, 20h30, aula du collège de Stäel, Carrouge (GE); samedi 20 mai, 20h30 théâtre Benno Besson, Yverdon les Bains. Réservations: 021/643.73.99 (le matin) (apicproInf/cm/pr)
Delémont: Le Conseil pastoral du Jura a siégé samedi
«Avant 2001» va vers son achèvement
Delémont, 8 mai 2000 (APIC) Le Conseil pastoral du Jura a siégé samedi 6 mai à Delémont. «Avant 2001» va vers son achèvement. Le nouveau est mis en chantier, sur la base des défis qui ont fait la conclusion de la semaine de formation des agents pastoraux en septembre dernier à Bex.
L’abbé Jean Jacques Theurillat, de Delémont, au nom du groupe de travail, a présenté samedi au Conseil pastoral du Jura (CpaJ) les propositions du groupe de travail, formulation des objectifs et des moyens pour réaliser ces défis, propositions qui ont été entérinées par le Conseil du vicariat et qui seront présentées à l’ensemble des agents pastoraux à la journée , le 23 mai prochain à Porrentruy.
La suite de la redistribution des forces pastorales prévue pour l’été 2001 s’inscrit également dans la perspective du nouveau plan pastoral. Le vicariat épiscopal associe les agents pastoraux et les divers conseils des paroisses du Jura pastoral à l’évaluation des situations pastorales et des perspectives d’avenir dans tous les secteurs de paroisses. Les rencontres communes ont débuté au mois de mars et se poursuivront jusqu’en juin. Les membres du CpaJ y participent dans leur secteur et ils en ont rendu compte samedi.
Concrétiser la réflexion de la consultation œcuménique
Poursuivre et concrétiser la réflexion lancée l’an dernier autour de la consultation œcuménique «Quel avenir voulons-nous ?»: le Conseil du vicariat propose au Conseil pastoral du Jura de participer à la réalisation de pistes concrètes qui invitent le Jura pastoral à agir en faveur d’un monde plus juste, sur la base à la fois du rapport final du groupe porteur de la consultation et du document réalisé par la sous-commission «solidarité» du Comité Jubilé 2000.
Cette question fera l’objet principal de la prochaine séance du CpaJ, le 16 septembre à la communauté du Cénacle aux Genevez. Cette réunion verra aussi la création d’un groupe de travail, qui confrontera les réflexions émises par le CpaJ au sujet de sa mission lors de sa séance du mois de janvier à Bienne aux défis du Conseil du vicariat: «Former des communautés vivant de la foi en Jésus-Christ pour l’annoncer au monde, en actes et en paroles». Ce défi principal se décline en cinq volets, parfois imbriqués entre eux, la formation, l’accompagnement de vie, l’attention aux exclus, l’élan missionnaire et l’information. Le CpaJ est représenté au Conseil pastoral diocésain. Le Conseil pastoral du diocèse a consacré sa séance du mois de mars à la pastorale des personnes handicapées. (apic/sic/pr)




