La collaboration œcuménique se poursuit

Suisse: Mgr Fürer explique Dominus Iesus aux Eglises cantonales

Saint-Gall,

(APIC) Les représentants des Eglises nationales du canton de Saint-Gall ont réaffirmé la poursuite de leur collaboration œcuménique après la parution de Dominus Iesus. Dans une lettre adressée aux pasteurs et aux représentants des autres Eglises, Mgr Ivo Fürer avait pris soin d’expliquer le contenu de la déclaration romaine, en prélude à la rencontre de lundi 18 septembre à Saint-Gall.

Le conseil synodal de l’Eglise réformée évangélique du canton de Saint-Gall, le conseil de la corporation ecclésiastique de l’Eglise catholique ainsi que le conseil de l’évêché du diocèse de Saint-Gall se sont rencontrés cette année dans les locaux de l’évêché, sous la présidence de Hardy Notter. Avant l’assemblée, le président Dölf Weder et les autres membres de l’exécutif catholique ainsi que la communauté de travail des Eglises chrétiennes des cantons de Saint-Gall et d’Appenzel ont reçu une lettre de l’évêque de Saint-Gall. Mgr Ivo Fürer y a pris position de façon nuancée et engagée sur la déclaration vaticane de Dominus Iesus. Il explique que le texte romain vise à rappeler quelques uns des préalables au dialogue avec les religions et les autres confessions chrétiennes. Le conseil de l’Eglise évangélique a bien accueilli les éclaircissements de l’évêque.

Regret épiscopal

L’évêque de Saint-Gall regrette, dans sa lettre envoyée également à tous les prêtres et assistants pastoraux du diocèse, que le document souligne les frontières entre les Eglises plutôt que d’évoquer ce qu’elles ont en commun, et qu’il se donne comme une parole définitive plutôt que comme un témoignage de foi. Dominus Iesus est destiné aux évêques et aux théologiens qui sont des spécialistes. C’est pour cela qu’il se contente de citer les encycliques papales ou le concile Vatican II. Mgr Fürer donne l’exemple de la déclaration sur les relations entre l’Eglise et les religions non chrétiennes qui dit que l’Eglise catholique ne refuse rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions». Le document ne prétend donc pas que l’Eglise a le monopole du salut.

«En s’engageant aujourd’hui pour une base chrétienne de l’école et de l’Etat, nos Eglises doivent considérer avec «une crainte respectueuse» l’action de Dieu dans les autres religions, souligne Mgr Fürer. Il souhaite que les expériences et les déclarations du concile et du pape sur l’œcuménisme balisent la poursuite du chemin œcuménique. Ce qui importe pour lui, c’est que les Eglises se manifestent mutuellement les dons de l’Esprit même si cela peut provoquer des frictions au premier abord.

Intervention commune

Les Eglises catholiques et réformées saint-galloises ont l’intention de participer ensemble et sans préjugé au groupe de travail cantonal chargé de mettre sur pied une aumônerie dans les huit écoles professionnelles, dans le cadre de la nouvelle loi sur la formation professionnelle. Les deux Eglises veulent être partie prenante de la mission éducative de l’école. Cela signifie que la religion fait partie de la formation du corps enseignant.Les deux Eglises ont également comme préoccupation commune d’assurer l’accompagnement spirituel des victimes de catastrophe. (apic/com/gs/mjp)

22 septembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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