Article sur les évêchés: la RKZ soutient la position des évêques

Suisse. Nouveau secrétaire général à la Conférence centrale catholique romaine de Suisse

Dulliken, 27 mars 2001 (APIC) La Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ) souhaite la suppression de l’article sur les évêchés qui subsiste dans la Constitution suisse toilettée en 1999. Appuyant la position de la Conférence des évêques suisses (CES), la RKZ recommande à ses membres – les collectivités ecclésiastiques cantonales – de soutenir cette abrogation. Elle s’est en outre donné un nouveau secrétaire général en la personne de Daniel Kosch, docteur en théologie âgé de 42 ans. Il entrera en fonction le 1er octobre 2001.

La RKZ appuie la déclaration de la CES sur le principe de la «coresponsabilité accrue» des catholiques, s’agissant de la modification éventuelle des limites des diocèses, ainsi que le principe d’une poursuite de la politique concordataire. La CES a ainsi confirmé la recommandation du Synode 72 émise en 1975 qu’elle avait approuvée en son temps à l’unanimité.

La RKZ appuie la demande de participation et de codécision du Synode 72

L’assemblée synodale demandait alors pour tous les diocèses que «dans la nomination des évêques soit introduite et fixée juridiquement une participation des Eglises locales». Dans un communiqué publié à l’issue de son assemblée plénière, tenue les 23 et 24 mars 2001 à Dulliken et placée sous la présidence de Peter Plattner, avocat à Frauenfeld, la RKZ soutient cette demande de participation et de codécision en matière de nomination d’évêques et de modifications éventuelles des limites des diocèses. Pour la RKZ, la seule manière d’atteindre cet objectif, dans les circonstances actuelles, est la voie du concordat.

La RKZ a en effet défendu jusqu’ici l’idée que c’est à travers une politique de concordats que des démarches doivent être entreprises pour aboutir à l’abrogation de l’article constitutionnel «sur les évêchés». Cet «article d’exception» issu du «Kulturkampf», comme le qualifie la CES, prescrit qu’il ne peut être érigé d’évêché sans l’approbation de la Confédération (art. 72 al. 3 Cst féd.). Cette façon de faire exigerait toutefois du temps. Le Conseil fédéral et le Parlement ont rejeté la proposition de la RKZ. La modification constitutionnelle sera donc soumise en votation populaire le 10 juin 2001. La Conférence centrale soutient également la demande d’élaborer un nouvel article constitutionnel sur la religion qui règle les rapports entre l’Etat et les communautés religieuses.

Aide à 15’000 femmes en détresse

Les délégués des corporations ecclésiastiques cantonales catholiques de droit public ont également appris que le Fonds de solidarité pour la mère et l’enfant (SOFO) de la Ligue suisse de femmes catholiques (SKF) avait aidé 15’000 femmes en détresse depuis sa création il y a un quart de siècle. Madeleine Schindler-Chuard et Alexandrina Stocker-Risova ont présenté l’œuvre sociale fondée par la Ligue des femmes, alors que se prépare la prochaine votation sur la «solution des délais» en matière d’avortement. En 25 ans, le SOFO a fourni une aide financière de 25 millions de francs à des femmes et des familles en difficulté. Le Fonds de solidarité présentera son action à la presse dans le cadre de la prochaine Foire de Bâle.

L’abbé Joachim Müller, de Balgach (SG), et l’abbé Yvan Sergy, de Porrentruy (JU), ont pour leur part brossé le tableau des changements intervenus dans les nouveaux mouvements religieux en Suisse. Membres du groupe de travail de la CES sur ces nouveaux mouvements, ils ont évoqué la diversité des groupes et des conceptions ainsi que les critères de discernement pour juger de cette évolution et souligné les défis que ces nouveaux mouvements posent à la pastorale. (apic/com/mjp)

27 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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