Suisse : Oeuvres d’entraide pour la réduction de moitié des dépenses militaires
«La sécurité n’est plus tributaire d’armes coûteuses»
Berne, 17 février 2000 (APIC) Le Comité directeur de la Communauté de travail Swissaid/Action de Carême/Pain pour le prochain/Helvetas/Caritas, soutient à l’unanimité l’initiative fédérale qui entend réduire de moitié les dépenses de l’armée suisse. Il va d’ailleurs s’engager activement pour que cette initiative aboutisse lors de la votation populaire en novembre prochain. Dans un communiqué publié jeudi, les œuvres suisses d’entraide estiment que la politique de paix du 21e siècle doit être une politique de développement active. Pour elles, la sécurité de la Suisse n’est plus tributaire au premier chef d’une défense militaire dotée d’armes coûteuses. Cette sécurité dépend avant tout de notre capacité d’atténuer les graves disparités économiques et sociales entre les pays du Nord et du Sud et d’arrêter la destruction des ressources vitales à l’échelon planétaire. La politique de sécurité doit donc se concentrer sur une intensification de la coopération au développement et sur une refonte écologique des méthodes économiques. Ce qui exige une nouvelle répartition des dépenses au plan fédéral.
L’initiative a été lancée par le Parti socialiste suisse. Elle est soutenue, entre autres, par la Communauté de travail contre l’exportation d’armes et le Service civil chrétien. Cette initiative, si elle est acceptée, obligerait le gouvernement suisse à réduire progressivement durant dix ans le budget militaire pour arriver à une diminution de 50% du budget de 1987. Un partie de l’argent économisé servirait à créer de nouveaux emplois civils pour contrebalancer la perte d’emplois militaires et un tiers du montant (600 millions de francs suisses) économisé sur l’armée, serait affecté à la prévention des conflits internationaux et au maintien de la paix.
Les Oeuvres d’entraide estiment encore que cette initiative choisit les bonnes priorités. Mois d’argent pour la défense armée, davantage pour la coopération internationale, la prévention des conflits et le maintien de la paix. «Son acceptation, affirment-elles avec conviction, donnera enfin à notre pays les moyens de développer concrètement les volets ’politique extérieure’ et ’politique de développement’ dont le Conseil fédéral et le parlement ont reconnu le bien-fondé». (apic/com/ba)



