Suisse: Parution du nouveau numéro de la Revue Choisir
«Il est temps de revenir au centre»
Carouge, 29 janvier 2007 (Apic) La livraison de février de la revue culturelle et philosophique des jésuites, Choisir, promet un riche sommaire.
Dans l’éditorial de la revue culturelle Choisir, le jésuite Pierre Emonet lance: Les chrétiens «ont mieux à offrir au monde que leurs divisions!» Les chrétiens ont pour mission d’apporter à chaque génération «la Parole capable d’éveiller et de libérer la présence intérieure», rappelle le rédacteur en chef de la revue culturelle des jésuites.
Pour le théologien Stjepan Kusar, la mort des idéologies a entraîné une grande perte de repères, qui touche aussi les religions. Cette nouvelle liberté se conjugue avec un «virage subjectif». Comment l’Eglise peut-elle rejoindre les fidèles sur ce chemin, tout en gardant sa clarté doctrinale ?
En outre dans une interview de Mgr Kurt Koch accordée à l’Apic et reprise par Choisir, l’évêque de Bâle appelle les fidèles à se concentrer davantage sur la beauté de la foi, plutôt que de se préoccuper des questions structurelles de l’Eglise. Là encore, «un retour à la Parole est nécessaire, car la crise d’identité de la civilisation judéo-chrétienne vient en partie de notre ignorance religieuse», écrit Choisir.
Dans son livre, L’esprit de l’athéisme, le philosophe français André Comte-Sponville propose une spiritualité sans Dieu, sans transcendance donc sans révélation. Le théologien jésuite Luc Ruedin en mesure la pertinence et les limites. Et rappelle que, d’un point de vue chrétien, «la mystique est l’alliance de l’incréé et du créé, qu’elle est d’union et non de fusion». Pour lui, «tout indique que Comte-Sponville réduit l’esprit au mental et se prive du même coup du souffle qui met en relation le mental et le corps (.)»
Un islam plus libéral et émancipé: l’Indonésie
L’Indonésie est habité par des courants de pensées très différents. Alors que certaines organisations affichent un islamisme extrémiste, des intellectuels proposent un islam libéral, ouvert sur les autres cultures et les sciences. Franz Dähler, qui a travaillé 18 ans en Indonésie dans les milieux universitaires, décrit cette nouvelle réalité du pays.
Sur la délicate question de l’homosexualité la psychanalyste Danielle Quinodoz s’interroge: A quel moment une personne se définit-elle comme homosexuelle ? Une «étiquette» qui rassemble «une infinie variété de tendances en une seule», analyse-t-elle, en se basant sur des rencontres avec des personnes qui «à tort ou à raison avaient été désignées comme homosexuelles». Il existe, affirme-t-elle, «une homosexualité normale, et même structurante, chez un jeune en cours de développement». Ce qui risque d’être mal interprétée par les adultes de son entourage, selon cette praticienne. Et comme toujours, les rubriques Spiritualité, Cinéma, Théâtre, Lettres. Parution 6 février 2007 (apic/com/vb)



