Le Père Cullen dénonce les pédophiles occidentaux à Zurich
Suisse: Pédophiles suisses aux Philippines bientôt condamnés?
Zurich, 15 juillet 1997 (APIC) Verra-t-on bientôt des pédophiles suisses condamnés grâce à l’action du Père irlandais Shay Cullen et de sa fondation PREDA? Le Père Cullen dénonce les pédophiles occidentaux, qui viennent en vacances aux Philippines. Invité mardi à Zurich par Caritas-Suisse et l’Entraide protestante (EPER), il souhaite que des enquêtes soient menées aussi en Suisse contre ces amateurs d’enfants, souvent sans ressources et livrés à la prostitution.
Le Père Cullen, qui exerce son apostolat à Olonpago, a présenté, lors d’une conférence de presse, la fondation PREDA (Prevent and Rehabilitate Drug Abusers) qui poursuit ces «touristes» à l’étranger. Président de la fondation PREDA, le religieux irlandais a insisté sur la lutte qu’il mène contre les touristes du sexe. En intentant des procès contre les pédophiles arrêtés. PREDA veut désormais élargir son action. L’organisation a récemment réussi à faire condamner un pédophile en Allemagne. Elle tourne aujourd’hui ses efforts vers la Suisse. Les enquêteurs de la fondation ont un certain nombre de pédophiles présumés dans leur ligne de mire. Lorsque des preuves suffisantes auront été réunies, des actions en justice seront conduites dans notre pays.
Le Père Cullen se bat aussi pour que le gouvernement philippin prenne de sérieuses mesures contre ce phénomène dégradant. Shay Cullen dirige également, à Olongapo, un centre de réhabilitation pour les enfants de la rue, victimes de la prostitution. Ce centre a pour but d’accueillir temporairement des enfants, de leur permettre de se rendre régulièrement à l’école, de leur offrir un accompagnement psychologique et de les réintégrer dans leurs familles. Le Père irlandais a remercié l’EPER et Caritas-Suisse qui soutiennent financièrement son action aux Philippines.
Ancienne base américaine
Le retrait des militaires américains de la base de Subic Bay a laissé 16’000 prostituées philippines de la région d’Olongapo sans ressources. Environ 80 % d’entre elles ont des enfants et doivent s’en occuper seules. De nombreuses mères de famille, dont les maris doivent émigrer pour trouver un travail, se trouvent dans la même situation. La misère pousse très souvent de nombreux enfants à la rue. Ils deviennent alors une proie facile pour les pédophiles en vacances dans ces régions. (apic/com/ba)




