La faîtière syndicale Travail.Suisse tire la sonnette d’alarme
Suisse: Plus de 20’000 jeunes attendent une place d’apprentissage
Berne, 15 novembre 2007 (Apic) Plus de 20’000 jeunes attendent une place d’apprentissage l’an prochain en Suisse. La faîtière syndicale Travail.Suisse déplore que toujours plus de jeunes courent le risque de rester sans formation à cause de l’offre trop faible de places d’apprentissage.
Travail.Suisse, anciens syndicats chrétiens, demande «une année initiale d’attestation». Pour la faîtière syndicale,toujours plus de jeunes courent le risque de rester sans formation en raison de l’offre trop faible de places d’apprentissage. C’est inacceptable pour Travail.Suisse, qui le martèle dans un communiqué du 15 novembre. L’organisation faîtière des travailleurs exige que l’on développe dans le cadre de l’attestation professionnelle une année initiale d’attestation.
Malgré la bonne conjoncture, l’économie n’est pas parvenue, constate Travail.Suisse, à offrir de bonnes perspectives à tous les jeunes. 11’000 jeunes adultes n’ont pas trouvé cette année de place d’apprentissage malgré leur intérêt. Si l’on compte aussi ceux qui, en 2007, n’ont même pas essayé, la liste d’attente pour une place d’apprentissage pour 2008 concerne plus de 23’000 jeunes.
Du fait que le nombre d’entre eux qui ont terminé l’école reste élevé, l’offre de places d’apprentissage en légère hausse cependant, mais largement insuffisante, n’a pas pu détendre vraiment la situation.
Il manque en premier lieu des postes d’apprentissage pour des jeunes doués sur le plan pratique. Les jeunes concernés sont ainsi, soit inoccupés, soit dans des solutions transitoires. Ou encore, après des années de préparation professionnelle, ils se trouvent malgré leur intérêt sans attestation professionnelle. Les jeunes en difficulté scolaire ou désavantagés par leur origine sociale, seront durablement exclus de la formation, prédit le syndicat.
C’est pourquoi Travail.Suisse propose pour les jeunes sans place d’apprentissage «une année initiale d’attestation» qui ouvrirait la porte à des solutions transitoires. Ces jeunes pourraient fréquenter une «année initiale» étatique. Elle serait axée sur des activités pratiques spécifiques liées à un secteur professionnel déterminé (par exemple vente et administration) et donc en lien avec les exigences de la profession et du marché.
Les progrès accomplis pendant l’année initiale seraient examinés et, en cas de succès, les jeunes passeraient à la deuxième année dans une entreprise formatrice où ils prépareront l’attestation professionnelle reconnue.
Dans cette optique, les responsables de l’année initiale d’attestation aident à la recherche d’une place d’apprentissage et accompagnent les jeunes et l’entreprise. Des institutions publiques et des entreprises se partagent ainsi la responsabilité de formation. http://www.travailsuisse.ch/ (apic/com/vb)



