Seuls 27% des Suisses expriment leurs attentes

Suisse: Plus de la moitié des Suisses n’attendent plus rien des Eglises, selon un sondage

Zurich, 1 avril 2002 (APIC) Selon un sondage effectué par l’institut de recherche GfS établi à Zurich, 52% des Suisses n’attendent «absolument rien» des Eglises. Alors que 21% d’entre eux ne donnent aucune réponse, seuls 27% expriment des attentes. Ils demandent davantage d’ouverture et de tolérance, plus de travail auprès des jeunes, un engagement social plus prononcé, une meilleure présence auprès des gens et une adaptation au temps.

Le sondage a été réalisé par l’institut GfS en février 2002. Il porte sur une population représentative de 718 personnes, dont 75% proviennent de Suisse allemande et 25% de Romandie. A tous, la même question a été posée: «Quand vous pensez aux institutions d’Eglise, citez brièvement les deux activités ou domaines, dans lesquels vous attendez plus d’engagement des Eglises. Cela ne doit pas être forcément des domaines d’activités classiques».

Selon le concepteur du projet Alex Martinoivits, très peu de personnes expriment leurs attentes, bien que les Eglises aient encore un nombre assez élevé de membres. Selon le recensement 2000, 81% de la population suisse appartiennent encore à l’Eglise catholique ou réformée.

Alex Martinovits relève cependant que le nombre de personnes exprimant des attentes reste supérieur au taux de pratique au culte ou à la messe du dimanche. Il souligne, tout comme pour la pratique, que le nombre de femmes ayant donné des réponses est supérieur à celui des hommes. Celles- ci demandent en majorité que l’Eglise s’ouvre davantage à l’air du temps, en abolissant par exemple le célibat obligatoire des prêtres, et qu’elle soit plus tolérante et ouverte.

Autre différence significative relevée par les auteurs du sondage: les Romands sont davantage enclins à ne rien attendre de leur Eglise que les Alémaniques. Et, dans une proportion moins évidente, les protestants sont plus indifférents que les catholiques.

Dans ses conclusion, l’institut GfS attend des Eglises qu’elles entreprennent «une démarche générale de plus grande proximité avec les citoyennes et citoyens», afin que «cette indifférence fasse place à un sentiment d’intérêt». (apic/com/job/bb)

1 avril 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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