Difficile de suivre une ligne qui colle parfaitement à celle de l’Eglise
Suisse: Pour Doris Leuthard, il n’y a pas de crise entre le PDC et l’Eglise catholique
Genève, 16 janvier 2006 (Apic) Pour Doris Leuthard, il n’y a pas de crise entre le PDC et l’Eglise catholique suisse, et le parti démocrate-chrétien ne risque pas de perdre son «c». Dans une interview publiée lundi 16 janvier par le quotidien romand «Le Temps», la présidente du PDC répond aux critiques de la Conférence des évêques suisses (CES) qui a reproché à l’ancien parti catholique conservateur de mener une politique qui ne serait plus chrétienne.
Face au reproche de la CES concernant le soutien du PDC à l’ouverture dominicale de certains magasins et à révision de la loi sur l’asile, qui prévoit un net durcissement, Doris Leuthard affirme que le parti est persuadé d’avoir été fidèles aux valeurs chrétiennes. La présidente du PDC nie que le torchon brûle entre l’Eglise et le parti démocrate-chrétien: «Nous avons déjà mené de nombreuses discussions sur ce ’c’ et nos avons décidé de le conserver, car il est révélateur de nos vraies racines», déclare-t-elle au Temps.
Un «moratoire avec les Eglises» souhaité
Mais D. Leuthard relève que «nous sommes confrontés à des questions sociales et éthiques, et il est parfois difficile de suivre une ligne qui colle parfaitement à celle de l’Eglise». Elle nie cependant qu’il y ait crise entre son parti et l’Eglise et se réjouit que la direction du parti va très prochainement rencontrer les évêques suisses. «J’espère que ces discussions apporteront de nouvelles idées au PDC pour qu’il puisse mieux intégrer ces réflexions dans sa politique».
Une controverse était apparue lors de la votation, en novembre dernier, sur l’ouverture des commerces dans les gares et aéroports le dimanche, adopté par le peuple suisse à une très courte majorité. Le PDC avait soutenu le projet, qui était combattu par les Eglises chrétiennes de Suisse. La CES s’était alors demandée si le PDC était encore un parti chrétien. En décembre dernier, Doris Leuthard souhaitait un «moratoire avec les Eglises» en prévision de la prochaine votation sur l’asile. (apic/lt/be)



