Suisse: Prise de position commune des Eglises suisses
«Déclaration commune sur la justification»: une grande joie
Berne/Fribourg 29 octobre 1999 (APIC) C’est avec joie que le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) et la Conférence des évêques suisses (CES) prennent acte de la signature le 31 octobre à Augsbourg de la Déclaration commune sur la doctrine de la justification entre la Fédération luthérienne mondiale et l’Eglise catholique-romaine. Dans une prise de position commune, les Eglises suisses invitent les chrétiens du pays à accorder leur attention à cette étape importante vers l’unité de l’Eglise.
La question de la justification du pécheur a été un point de profonde discorde, creusant entre l’Eglise catholique-romaine et les Eglises de la Réforme un fossé qui semblait insurmontable, relèvent le Conseil de la FEPS et la CES. Il a fallu un dialogue patient et une écoute attentive de ce que dit l’Ecriture et des préoccupations de leurs différentes interprétations pour découvrir une large entente sur le contenu essentiel de la doctrine et arriver à une reconnaissance mutuelle. Il serait certes faux de masquer les divergences qui subsistent ; mais il serait malheureux de mettre en question pour cette raison la possibilité de l’unité de l’Eglise.
Pour les responsables des Eglises suisses, au-delà de l’accord sur cette question importante, certaines formulations de la Déclaration indiquent aussi la voie d’un avenir commun. Le fait que la pleine communion de l’Eglise soit désignée clairement comme objectif des efforts à fournir mérite l’attention; reflète en effet des deux côtés une volonté de poursuivre courageusement sur le chemin de l’unité.
Comme cette pleine communion de l’Eglise est définie comme «unité dans la diversité», l’unité vers laquelle on tend se distingue d’une uniformité qui empêcherait que des points de vue complémentaires de la richesse infinie de la foi puissent apparaitre plus clairement. Mais elle se distingue aussi d’un pluralisme qui n’engage pas et qui ne recherche plus l’unité, constatent la FEPS et la CES.
Dans cette «unité dans la diversité», les divergences qui subsistent sont énoncées comme telles, mais elles n’ont plus force de division, comme ce fut malheureusement le cas dans le passé, nuisant ainsi à un témoignage crédible des Eglises.
«Nous espérons et nous nous efforcerons de faire en sorte que d’autres pas suivent ce signe prometteur d’une unité grandissante entre les Eglises chrétiennes et nous invitons tous les croyants à approfondir ensemble leur foi, de sorte que la prière de notre Seigneur «Que tous soient un» (cf. Jean 17) devienne une réalité tangible.», conluent le Conseil de la FEPS et la Conférence des évêques.
Les Eglises suisse seront officellement représentées à Augsbourg par Mgr Kurt Koch, vice-président de la Conférence des évêques suisses et par le pasteur Frank Jehle, co-président de la commission de dialogue évangéliques-catholiques romains (apic/com/mp)



