L’état de l’oecuménisme aujourd’hui
Suisse: Publication du numéro de janvier de la revue jésuite Choisir
Genève, 4 janvier 2005 (Apic) Choisir, la revue des jésuites, publie son édition de janvier 2005. Au sommaire, le point sur les avancées de l’oecuménisme, sur les solutions à trouver pour pallier au manque de prêtres, sur les Eglises Afrique-Europe, parmi d’autres thèmes.
La revue jésuite Choisir, publiée à Genève, dans son édition de janvier 2005, se penche sur l’état de l’oecuménisme aujourd’hui, avec le dominicain René Beaupère, fondateur et directeur du Centre Saint Irénée à Lyon. Il montre qu’il existe des îlots de chrétiens réconciliés, mais que ces réconciliations partielles «n’ont jamais pu s’inscrire ailleurs que dans quelques statuts de paroisse ou de conseil local». L’unité est à (re)conquérir, conclut-il.
«Vers une Eglise sans prêtres», tel est le thème que traite Michel Legrain, professeur à l’Institut catholique de Paris. Il revient ici sur une étude de Martine Sevegrand, historienne du catholicisme français contemporain, qui a analysé la question du manque de prêtres. Depuis le concile Vatican II, la défection des prêtres s’accélère: formation de séminaristes en chute, départs suite à des espérances brisées, notamment à des visions du rôle du prêtre non comprises.
Dans le domaine du partenariat entre Eglises d’Afrique et d’Europe, on constate un flux de missionnaires des pays du Sud, en particulier africains, vers l’Europe de l’Ouest. Les Eglises des deux continents n’ont plus un rapport de «bienfaiteur/bénéficiaire». Elles sont devenues des partenaires égaux. C’est ce qui ressort du symposium organisé en novembre à Rome, par les conférences continentales des évêques d’Afrique et d’Europe.
Parmi les grandes questions soulevées par le mensuel jésuite, l’»écospiritualité» est une discipline porteuse d’espoir. La transformation de soi et le développement personnel ont-ils encore un sens, à l’ombre d’une terre détruite et d’un cosmos désenchanté ? se demande pourtant Michel-Maxime Egger, président de la fondation Diagonale. Il plaide pour l’émergence d’une «dynamique fondamentale», où l’humain redécouvre sa dimension divine à la lumière des engagements militants, qui refusent que le monde soit réduit à une marchandise. Outre les autres rubriques culturelles et de réflexions spirituelles, on trouvera aussi un article de fond sur ce qu’il reste de l’Ukraine, autrefois grenier de l’Europe. (apic/com/vb)




