Suisse: Réaction de la CES aux décisions du Conseil National sur l’euthanasie
Fribourg, 12 décembre 2001 (APIC) La Conférence des évêques suisses (CES) se réjouit de la décision claire du Conseil National de continuer à interdire l’euthanasie directe active.
«Tuer un être humain ne peut faire partie de la pratique médicale. Il est en revanche de la responsabilité des médecins, le cas échéant, de ne pas maintenir artificiellement en vie des patients et d’apaiser au mieux leurs souffrances, même au risque d’accélérer le processus fatal», écrivent les évêques dans un communiqué publié après le débat, mardi à Berne.
La CES salue donc l’adoption par le National d’une motion qui demande de légiférer en matière d’euthanasie passive et active indirecte. Les directives de l’Académie suisse des sciences médicales en la matière pourront servir de base à une future législation, estime la CES. «Mais au- delà de cette problématique, il est nécessaire de promouvoir de façon conséquente les soins palliatifs dans le système suisse de santé».
La CES regrette par ailleurs que le Conseil National n’ait pas voulu limiter les activités problématiques de groupements d’aide au suicide. Le contrôle de ces agissements ne peut être laissé aux seules administrations cantonales et communales, conclu dans son communiqué le Président de la Conférence des évêques suisses, Mgr Amédée Grab, évêque de Coire. (apic/com/pr)




