Acharnement thérapeutique et médecine palliative
Suisse: Réédition des dispositions de fin de vie Caritas
Lucerne, 26 avril 2005 (Apic) Les nouvelles dispositions de fin de vie de Caritas permettent d’organiser ce moment au mieux. Ces dispositions garantissent que les dernières volontés dans ce domaine soient respectées si, pour des raisons de santé, la personne ne peut plus les exprimer personnellement.
Les nouvelles dispositions de fin de vie de Caritas permettent aux personnes intéressées d’organiser la fin de leur vie selon leur propre conception en leur fournissant de l’aide et des conseils. Elles garantissent que leur volonté soit respectée si, pour des raisons de santé, celle-ci ne peut plus être exprimée personnellement. Caritas veut inciter tout un chacun à parler de sa mort avec ses proches, et cela avant ses vieux jours.
La médecine moderne oblige à se poser des questions relatives à la fin de vie, dit en substance le communiqué de Caritas du 26 avril. «Pour de nombreuses personnes, l’idée d’être maintenues en vie artificiellement et contre leur gré les horrifie. Cependant, il n’est possible d’interdire les mesures prolongeant la vie que si le patient a clairement exprimé ce choix», indique Caritas. Qui ajoute: ce que font déjà de nombreuses personnes par écrit.
Caritas réédite sous une forme révisée ses dispositions de fin de vie qui ont été très demandées ces dernières années, selon l’oeuvre sociale autonome catholique. Les dispositions permettent de préciser dans quelles circonstances on renoncera à appliquer des mesures pour maintenir la vie. Elles contribuent aussi à promouvoir les méthodes de médecine palliative, soit pour soulager douleurs, problèmes respiratoires et agitation.
En outre, les nouvelles dispositions de fin de vie permettent désormais d’autoriser une personne de confiance à prendre des décisions sur les traitements médicaux qui n’auraient pas pu être anticipés et fixés dans le document. Afin d’en augmenter encore le caractère déontique (Ndlr. Déontos, devoir ou formalisation des quatre niveaux dans une loi : obligation, interdiction, permission et disposition facultative).
Les dispositions peuvent être mises à jour chaque année grâce à un accord de renouvellement. Caritas propose des informations régulières et des conseils. Une brochure d’accompagnement aux dispositions répond à de nombreuses questions qui pourraient surgir lors de leur rédaction. Elle incite en outre à chercher le dialogue avec les proches et les médecins pour les rédiger.
Mes dispositions de fin de vie. En allemand, en français et en italien. Peut être commandé chez Caritas Suisse. www.caritas.ch. (15 francs)
Lugano: Mort de Mgr Franco Biffi
L’ancien vicaire général devenu recteur de l’Université du Latran
Lugano, 26 avril 2005 (Apic) Le diocèse de Lugano annonce la mort, au matin du 26 avril, de Mgr Franco Biffi, dans la Maison de repos San Rocco, à Morbio Inferiore au Tessin. Prêtre en 1926 au Tessin, il était devenu professeur à l’Université Grégorienne et à celle du Latran à Rome et directeur de la Fédération internationale des Universités catholiques.
Mgr Franco Biffi, natif de Caneggio au Tessin était devenu professeur dans les Universités Grégorienne et du Latran, parmi d’autres charges, d’abord dans le diocèse de Lugano, puis à Rome. Né en 1926, il a été ordonné prêtre à Caneggio en 1949, rappelle le communiqué du diocèse de Lugano du 26 avril. Dr en théologie et sociologue, ses activités furent nombreuses au Tessin comme à Rome. Il fut professeur et vice-recteur au Séminaire majeur de Lugano-Besso, juge au tribunal ecclésiastique, archiprêtre de Mendrisio, avant d’être choisi par l’évêque Martinoli comme Vicaire général du diocèse de Lugano en 1968. En 1969, il a été appelé à Rome comme secrétaire général de l’Université du Latran, dont il devint le recteur en 1974. En 1983 il fut nommé directeur de la Fédération internationale des Universités catholiques pour la coordination de la recherche, tout en poursuivant ses activités comme professseur à l’Université Grégorienne et à l’Université pontificale du Latran, dont a présidé l’institut lnstitutum utriusque iuris.
Outre de nombreuses distinctions honorifiques, dont un doctorat honoris causa de l’Université de Fribourg en 1993, il dut quitter Rome pour des raisons de santé la même année, revenant dans son diocèse, où il a été hospitalisé d’abord à la Clinique Moncucco de Lugano et à la Casa San Rocco de Morbio Inferiore. (apic/com/vb)




