L’OSAR en désaccord avec l’Office fédéral des réfugiés

Suisse: Réfugiés du Nord de l’Irak

Berne, 1er février 2000 (APIC) Le Nord de l’Irak n’est pas sûr et rend le retour des réfugiés douteux, estime l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR). L’Organisation, qui publie une analyse juridique sur la question, encourage vivement les autorités suisses à octroyer l’asile aux requérants du Nord de l’Irak qui remplissent les conditions requises et à accueillir, au moins provisoirement, certains groupes de personnes.

L’OSAR considère le changement de pratique de l’Office fédéral des réfugiés à l’égard des requérants d’asile du Nord de l’Irak comme «prématuré et contre-indiqué». L’Organisation souhaite beaucoup de prudence avec les renvois, et exige d’admission provisoire de «certains groupes bien définis et l’octroi de l’asile aux personnes persécutées».

L’OSAR, rappelle que la Suisse n’a pas conclu d’accords de réadmission avec la Turquie, et constate qu’il est dangereux de passer par la Jordanie. Raison pour laquelle, dit-elle, «l’exécution du renvoi n’est ni techniquement possible, ni justifiable du point de vue de la sécurité».

Pour l’OSAR, malgré l’accord que les deux partis kurdes dominants, le PDK et l’UPK, ont conclu à Washington en septembre 1998, on ne peut en aucun cas parler d’une situation stable au Nord de l’Irak. «Même après une année et demie, un fossé subsiste entre les deux partis. De plus, constate enfin l’OSAR, le Nord de l’Irak connaît depuis des années une situation économique et sociale difficile. «On ne peut donc, conclut-elle, partir du principe que le Nord de l’Irak constitue un lieu de refuge possible à l’intérieur du pays. (apic/com/pr)

1 février 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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