Surmonter les obstacles rencontrés par les musulmans

Suisse: Rencontre à Caux avec des musulmans sur la paix, la justice et la foi

Caux, 2 août 2002 (APIC) Le Centre de rencontres internationales de Caux sur Montreux a accueilli du 26 au 29 juillet une session sur le thème «Paix, justice et foi». 39 personnalités de 18 pays ont cherché à surmonter les obstacles auxquels sont confrontées les communautés musulmanes aujourd’hui. Dans une déclaration finale, elles soulignent l’importance du dialogue interreligieux dans le processus de paix.

La rencontre a été présidée par Cornelio Sommaruga, Président de «Caux Initiatives et Changement» et le professeur Rajmohan Gandhi, petit- fils du Mahatma Gandhi.

Les participants, en majorité de religion musulmane, provenaient d’Afrique, d’Amérique du Nord, d’Asie du Sud, d’Europe, du Moyen-Orient et d’Iran. Ils ont adopté pour leur groupe le nom «Le Dialogue de Caux 2002».

Dans une déclaration finale, au terme d’une «conversation honnête entre des musulmans et des non-musulmans inquiets», les participants ont souligné l’importance du dialogue interreligieux et de la reconnaissance de valeurs communes dans le processus de paix entre les nations. «Il existe de valeurs partagées par tous sans distinction de religion, de nationalité ou d’origine ethnique. Ces valeurs comprennent la caractère sacré de la vie, la liberté, l’égalité, le respect des droits de l’homme et du droit humanitaire international, le respect des diversités culturelles et religieuses, la dignité et le développement humains, la démocratie, la notion d’Etat de droit, l’accès équitable aux ressources naturelles et une répartition équitable du pouvoir», soutient la déclaration finale.

Combattre les accusations de violence à l’égard des musulmans

«Le Dialogue de Caux 2002» condamne le terrorisme, qu’il qualifie de «anathème». Il souligne cependant que «la guerre contre le terrorisme ne doit pas empêcher personne d’exercer son droit de résister à l’occupation». Les participants appellent également les «systèmes éducatifs, les mouvements associatifs, les groupes religieux et les gouvernements» à combattre les accusations de violence à l’égard des musulmans, qui se sont amplifiées depuis le 11 septembre 2001. Soulignant que «islam et modernité ne sont pas incompatibles», ils demandent de «créer au sein de la société moderne un espace de liberté permettant à l’islam de s’exprimer».

La déclaration comporte une série de recommandations visant à améliorer le dialogue entre monde musulman et monde non-musulman. Elle prône notamment des stratégies de communication et des plans d’action mutuels.

Le professeur Rajmohan Gandhi a été chargé de créer un groupe formé de cinq à six membres ayant pour mission de considérer les prochaines étapes à entreprendre par «Le Dialogue de Caux 2002». (apic/com/bb)

2 août 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!