Les questions féminines au centre des discussions

Suisse: Retraite du Conseil de la FEPS au Centre Rügel (AG) (120494)

Pour une langue non sexiste

Berne, 12avril(APIC) La discussion avec les membres de la Commission féminine de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) a

constitué l’un des points saillants de la retraite du Conseil de la FEPS au

Centre de rencontre Rügel, près de Lenzbourg, en Argovie, annonce la FEPS

mardi dans un communiqué. La Commission féminine a demandé notamment à la

FEPS d’instaurer un groupe de travail chargé d’étudier des directives pour

une langue non sexiste.

Les participants ont abordé la question de la vision différente des problèmes entre femmes et hommes. Les hommes, comme le constate la première

partie du «Rapport de Vaumarcus», sont mal préparés à la confrontation avec

les objectifs des femmes. Lorsqu’ils disent que nombre d’organes ecclésiastiques sont aujourd’hui déjà caractérisés par une majorité de femmes, ils

occultent le fait que l’»institution Eglise» reste toujours déterminée par

les décisions des hommes.

Le souhait des femmes d’inclure aussi des hommes dans le travail de la

«Décennie des femmes» et ainsi de mieux exprimer les objectifs de cette décennie est certes compréhensible en raison de la complexité des problèmes,

mais se heurte à de la résistance chez beaucoup d’hommes, constate-t-on.

Les Eglises interpellées par la violence contre les femmes

Le Conseil a également répondu positivement à la demande faite aux Eglises de s’occuper plus intensément du problème de la violence contre les

femmes. Il faudrait demander à la Commission de formation continue des ministres d’aborder, de concert avec les spécialistes des Facultés de théologie, le problème de la violence et d’élaborer des solutions. La Commission

féminine a demandé en outre à la FEPS d’instaurer un groupe de travail

chargé d’étudier des directives pour une langue non sexiste. Comme un

groupe de théologiennes et de germanistes étudie déjà de ce point de vue

les textes pour la révision en cours du psautier, le Conseil aimerait que

les mêmes personnes s’occupent de ce travail de directives. Le Conseil de

la FEPS est prêt à instaurer aussi un groupe francophone.

A travers sa Commission de formation continue des ministres, le Conseil

va s’employer à ce que les femmes soient davantage promues dans les Facultés de théologie et que la recherche féminine devienne partie intégrante

des diverses branches. De plus, dans la formation pratique des candidats

pasteures et pasteurs, une plus grande importance devrait être accordée au

travail des femmes et avec les femmes. Le «Rapport de Vaumarcus» sera

discuté lors de l’Assemblée des délégués de cet été.

Initiative pour moins de dépenses militaires et plus de politique de paix

A propos de l’initiative populaire pour moins de dépenses militaires et

davantage de politique de paix, le Conseil de la FEPS a, en décembre dernier, autorisé son oeuvre d’entraide Pain pour le Prochain à s’exprimer sur

le sujet selon sa compétence propre et à soutenir l’initiative populaire.

L’Entraide protestante EPER vient elle aussi de recevoir le feu vert du

Conseil pour soutenir cette initiative. Notons encore que dans le cadre de

la campagne contre le racisme des trois Eglises nationales, un groupe oecuménique de travail a élaboré sur mandat des Eglises un argumentaire «Réflexions théologiques pour surmonter le racisme», en vue de la votation sur la

modification du code pénal et du code pénal militaire suisses (loi contre

le racisme). (apic/com/spp/be)

12 avril 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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