Suisse romande: «Choisir» du mois de mars débat du dialogue interreligieux

Le cardinal König défend le jésuite Jacques Dupuis

Carouge, 15 mars 1999 (APIC) La revue mensuelle «Choisir», dans son édition de mars 99, présente un dossier sur dialogue interreligieux. Les positions théologiques du Père Jacques Dupuis , professeur émérite de théologie à l’Université Grégorienne à Rome, et questionnées par la Congrégation pour la Doctrine de la foi, sont défendues sans aucune ambiguïté par le cardinal Franz König, ancien archevêque de Vienne. Ce dernier se dit «fasciné par le dernier ouvrage magistral du Père Dupuis: «Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux».

Autre sujet abordé par «Choisir»: la question de la régulation éthique de l’Internet. Le Père Jacques Berleur, jésuite, professeur à l’Institut d’informatique des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, présente les aspects techniques, légaux et éthiques de la régulation liés à Internet. Sans oublier d’en mentionner les limites.

On prévoyait que la dernière Assemblée générale du Conseil œcuménique des Eglises (COE) à Harare serait à hauts risques. On s’inquiétait notamment des dissensions internes et des menaces de rupture de la part des orthodoxes russes. L’abbé Edmond Gschwend, de Genève, observateur catholique de l’Assemblée, estime que les risques principaux ont été conjurés et que l’engagement à poursuivre la tâche œcuménique a été réaffirmé. Un forum élargi regroupant les Eglises non-membres du COE pourrait aussi voir le jour dans le futur.

L’Eglise du Burundi traverse une crise grave à l’image de celle de sa société. Epitace Ntawanka, prêtre burundais à Genève, regrette, dans un témoignage personnel percutant, que les autorités ecclésiales de son pays s’enferment dans le silence ou la compromission face aux problèmes ethniques, historiques et politiques qui déchirent ce pays africain. A ses yeux, trop d’occasions prophétiques ont été manquées. En conclusion, s’adressant aux lecteurs, il déclare: «On trouvera peut-être trop sombre, assez désespérant même, ce tableau en cinq flashes de l’Eglise au Burundi». Mais il reste ouvert à l’espoir: «Nul ne peut aimer une mère plus que son fils. L’Eglise du Burundi est ma mère, quel que soit son visage».

La chronique de Georges Haldas, placée comme de coutume aux dernières pages de la revue, a pour titre: «Poète foudroyé». Elle évoque la figure attachante de Léon-Paul Fargue, atteint subitement en avril 1943 d’hémiplégie. Et Georges Haldas, de s’émerveiller de la manière dont va réagir le poète. «Et le rôle qu’a joué, dans sa réaction, la poésie. Dont il était, avec ses rêveries, sa mélancolie, sa tendresse, tout à tour, et sa verve étourdissante, l’incarnation même…». (apic/com/ba)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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