Suisse romande: «Choisir» janvier 99
Quand luthériens et catholiques se retrouvent
Carouge, 29 décembre 1998 (APIC) Luthériens et catholiques se rapprochent grâce à la Déclaration commune sur la doctrine de la Justification par la foi, longtemps pomme de discorde entre les deux confessions chrétiennes. La revue mensuelle de Pères jésuites, «Choisir», mouture janvier 99, aborde ce moment historique de l’œcuménisme grâce à l’analyse de Pierre Vuichard, prêtre à la paroisse Ste Thérèse à Genève.
Outre la chronique toujours très attendue de l’écrivain Georges Haldas, «Choisir» de janvier présente aussi le nouveau mouvement de citoyens «ATTAC» qui s’en prend aux pouvoirs exagérés des réseaux financiers mondiaux. La revue catholique romande évoque enfin la problématique du diaconat, sans oublier celle de la greffe d’organes, une question que les citoyens suisses auront à trancher en votation populaire le 7 février prochain.
Alberto Bondolfi, éthicien, membre de la Commission du Conseil national sur le nouvel article constitutionnel ouvrant la voie aux greffes d’organes et à une législation ultérieure sur cette question, insiste pour démontrer que la Suisse, même si elle se trouve en pointe en matière de transplantations, ne peut faire cavalier seul. Elle doit aussi tenir compte de l’Europe qui se dote actuellement d’un instrument opérationnel en ce domaine.
La présentation d’ATTAC est développée par Dominique Froidevaux, sociologue et responsable de la Commission tiers monde de l’Eglise catholique à Genève (COTMEC). ATTAC se fonde sur la fameuse taxe Tobin pour proposer une fiscalité basée sur les transactions financières: alors qu’un petit nombre s’enrichit au détriment du reste de l’humanité, des mécanismes de solidarités mondiales s’avèrent aujourd’hui nécessaires.
L’ordination des diacres permanents dans l’Eglise catholique est parfois présentée comme la panacée à la pénurie de prêtres. Jean Civelli, prêtre à la paroisse St-Pierre à Fribourg, prend un angle différent et élargit la perspective en proposant un diaconat vu comme un service sacramentel cosmique. En l’affranchissant de son aspect trop clérical. (apic/com/ba)



