Suisse Romande: Découvrir la vie monastique sur les ondes de la RSR
«Le Blanc manteau des Cisterciens»
Hier et aujourd’hui, la vie des moines cisterciens interroge l’histoire et le présent de notre civilisation européenne. Depuis l’an 1098, l’aventure des disciples de saint Bernard se poursuit. Ces contemplatifs sont toujours témoins aujourd’hui d’un idéal de vie et de communauté humaine. Témoins souvent discrets, et parfois jetés à la une de l’actualité quand par exemple un monastère en Algérie devient le théâtre d’un drame.
La première émission de la série, samedi 1er août, veut relire la devise des moines «ora et labora» dans un monde où, aujourd’hui, le travail se mesure d’abord aux critères de rentabilité et d’innovation. Les sœurs de Géronde seront bien placées pour en parler, elles qui cultivent la vigne, connaissent les exigences et le stress liés à la rentabilité, mais elles ne sacrifient pas tout à la production.
Le thème du samedi suivant «Désirer Dieu» se veut d’expliquer pourquoi les moines choisissent le désert, entendez le silence et la solitude. Deux sœurs de la communauté des Bernardines de Collombey ouvrent un jardin secret, celui qui justement fleurit au désert. Ce jardin, c’est l’espace intérieur où s’accomplit la personne dans sa relation la plus fondamentale, là où germe l’unité en Dieu.
«La louange comme école de charité», cet axe de la tradition cistercienne se trouve tout adapté au samedi 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie. Car Marie fut la première à garder en son cœur la Parole de Dieu, la première à récapituler les psaumes dans son cantique, le Magnificat. L’émission évoque le tympan de la cathédrale de Lausanne, au temps de ce cistercien nommé Amédée, évêque de Lausanne. Au-delà d’une trace dans la pierre romane ou gothique, c’est l’occasion de découvrir la place éducatrice de Marie et son rôle fondateur au service de la louange.
La dernière étape, samedi 22 août, pour évoquer l’aventure cistercienne sera celle de «la quête de Dieu». Aujourd’hui, raconte Mère Gertrude, Abbesse au monastère de la Maigrauge à Fribourg, beaucoup de personnes viennent frapper à leur porte. Elles veulent comprendre le monde et son sens, comprendre les autres, y compris le tout Autre. Cette démarche, le moine en fait profession. Il est un veilleur de Dieu. Il est aussi un éveilleur pour le monde dans cette quête. (apic/com/ab)




