Bernard Litzler remplace André Kolly dès le 1er novembre
Suisse romande: Le rédacteur en chef quitte l’Echo Magazine pour la direction du CCRT
Lausanne, 29 avril 2009 (Apic) Le rédacteur en chef de l’Echo Magazine Bernard Litzler quitte le magazine catholique romand pour prendre la direction du Centre catholique de Radio et Télévision (CCRT) à Lausanne dès le 1er novembre prochain. Il succède à André Kolly, à la tête du CCRT durant 21 ans, qui assumera encore des tâches durant une période de transition. Le comité du CCRT a nommé Bernard Litzler, le 29 avril à Lausanne, pour reprendre la charge de directeur.
Bernard Litzler, âgé de 53 ans, bénéficie de la double formation théologique et journalistique. Originaire d’Alsace, Fribourgeois par mariage, résidant à Lausanne, travaillant à Genève, il dispose d’un vase réseau au-delà de nos frontières. Avant d’être rédacteur en chef de l’hebdomadaire Echo Magazine, à Genève, Bernard Litzler a été rédacteur responsable de l’Echo romand à Lausanne. Il a été vice-président de l’Association suisse des journalistes catholiques (ASJC) et vient d’être nommé membre de la Commission des médias de la Conférence des évêques suisses.
Il y un an déjà que le directeur actuel du CCRT a souhaité passer la main. Il avait été nommé en mai 1988 pour succéder à l’abbé André Babel. Après avoir accompagné de nombreuses mutations touchant l’audiovisuel de service public, il offre à son successeur une institution stable et performante, mais qui sera soumise à de nouveaux défis, en particulier en lien avec la révolution numérique.
Lors de l’assemblée du 29 avril présidée par Françoise Eisenring, les délégués du CCRT «ont accueilli avec joie la nomination du prochain directeur», selon un communiqué du CCRT. Ils ont approuvé les comptes 2008 qui bouclent avec un déficit symbolique de 175 francs, alors que les dépenses de fonctionnement se sont montées à 1,121 million. Le budget adopté pour 2009 devrait s’équilibrer à hauteur de 1’180’000 francs.
Le Centre catholique de Radio et Télévision a été fondé en 1958 pour assumer la production d’émissions religieuses auprès de la Radio Suisse romande et de la Télévision Suisse romande, et cela dans une collaboration avec l’institution protestante analogue Médias-Pro. Le CCRT compte actuellement une douzaine de collaborateurs oeuvrant au sein de la RSR ou de la TSR. Bénéficiant du statut d’association, il est reconnu par l’Eglise catholique qui lui assure la moitié de son budget.
Le CCRT, référence pour la réflexion sur les médias bien au-delà de la Romandie
A travers la messe radiodiffusée, ou télévisée comme lors de la récente eurovision de Neuchâtel, à travers la rubrique «Juste ciel» et divers magazines R-TV, le CCRT est plus connu par ses oeuvres que comme institution. Il est aussi un lieu de référence pour la réflexion sur les médias bien au-delà de la Suisse romande. Son assemblée générale, représentative des forces pastorales en Suisse romande, a confirmé il y a un an ses statuts qui prévoient aussi la formation aux médias.
André Kolly est le directeur du Centre Catholique de Radio et de Télévision (CCRT) à Lausanne depuis 1988. Né en 1945 à Châtel-St-Denis, il a obtenu en 1971 une licence en théologie à l’Université de Fribourg, et a suivi des cours en Faculté de lettres (pédagogie) et à l’Institut de journalisme. Il est nommé conseiller d’études pour les étudiants en théologie en 1971, puis attaché de presse romand du synode 72. Son engagement dans les médias audio débute en 1976, lorsqu’il prend en charge les émissions religieuses de la Radio suisse romande. Il succède ensuite à l’abbé André Babel à la tête du CCRT.
Encadré
Une vaste connaissance du monde des médias chrétiens
Bernard Litzler est né le 4 novembre 1955 à Mulhouse, en Alsace. Marié, sans enfant, il est Franco-Suisse (il a obtenu la nationalité suisse en 1999). Installé en Suisse depuis 1992, il habite à Lausanne. Il est depuis novembre 2003 rédacteur en chef de l’Echo magazine à Genève. Auparavant, il a été journaliste à l’Echo magazine (2002), rédacteur responsable de l’hebdomadaire catholique L’Echo romand à Lausanne, où il avait auparavant effectué son stage de journalisme (1997-1999). Il fut, de 1996 à 1997, attaché de presse du Vicariat épiscopal du canton de Fribourg et responsable des émissions religieuses à Radio-Fribourg (Emission Coin de Ciel). En été 1996, il a effectué un stage de formation à l’Agence de presse internationale catholique (Apic), à Fribourg.
Licencié en Sciences religieuses (Faculté de théologie de l’Université de Fribourg) en juin 1996, il a fréquenté de 1995 à 1996 l’Institut de Journalisme de l’Université de Fribourg, Bernard Litzler a auparavant travaillé comme instituteur diplômé, après avoir été inspecteur des affaires sanitaires et sociales à la DDASS de Colmar (Haut-Rhin) et responsable au service d’Aide sociale à l’Enfance. Il a étudié le droit de 1973 à 1977 et obtenu une licence en droit à l’Université de Strasbourg.
Bernard Litzler a de nombreux engagements au sein de l’Eglise catholique en Suisse romande, notamment, depuis cette année, au sein de la Commission des médias de la Conférence des évêques suisses. Depuis 1996, il est membre de l’Association suisse des journalistes catholiques (ASJC), dont il a assumé la vice-présidence entre 2004 et 2008. JB
Deux questions à Bernard Litzler
Apic: Bernard Litzler, pourquoi avoir accepté cet engagement ?
Bernard Litzler: Cela représente pour moi un nouveau défi à relever. J’ai hésité avant d’accepter car je suis très heureux à l’Echo Magazine. Ce nouvel engagement me permettra de toucher à des réalités différentes, dans un contexte de service public en mouvement, suite à la fusion de la Télévision suisse romande (TSR) et de la Radio suisse romande (RSR). Je n’avais pas présenté ma candidature pour ce poste, et j’ai été sollicité par le CCRT. Cette démarche représente une belle marque de confiance.
Apic : Quels défis vous attendent ?
B.L : D’abord assurer la suite d’André Kolly, qui a façonné ce poste depuis plus de 20 ans d’une manière qui ne peut pas et ne doit pas être reproduite. La réalisation des messes TV, par exemple, représente 30% de son temps de travail. C’est une activité très exigeante et très prenante que je ne reprendrai pas.
Un autre défi est la fusion RSR – TSR. Les personnes concernées sont très préoccupées. Et nous ne savons pas encore où les émissions religieuses auront leur siège. Gérard Tschopp, directeur de la RSR, est chargé d’un projet «Convergence» en vue de la mise en place de la fusion. Des réflexions se font dans des groupes de travail, et l’un d’eux, qui est déjà en route, concerne le domaine «Spiritualité et religions». Comme partout, des choix se feront au niveau des émissions religieuses, avec toutes les craintes liées aux déménagements (Serons-nous à Lausanne ou à Genève ?).
Un défi est également de travailler de manière oecuménique. J’ai déjà rencontré Michel Kocher, responsables des émissions protestantes. Nous sommes convaincus que les émissions communes doivent se poursuivre.
Je me réjouis par ailleurs de travailler dans une équipe de gens très motivés et très impliqués dans leur travail. Je relève enfin un défi personnel : garder une activité journalistique dans mon nouveau poste. Cela a été une des conditions que j’ai posées pour que je l’accepte. (apic/com/be/bb)




