religieuses de la RSR fixé dans une convention

Suisse romande: Le statut des émissions (010994)

Mécontentement suite au déplacement de «A fleur de temps»

Lausanne, 1erseptembre(APIC) Depuis janvier, «A fleur de temps», le billet religieux matinal la Radio suisse romande, est diffusé trois quarts

d’heure plus tôt, à 6h15. Résultat: beaucoup d’auditeurs mécontents, le

service des émissions religieuses à la radio maugrée face à une perte d’audience. Mais cet arbre-là ne doit pas cacher la forêt: les négociations sur

le statut des émissions religieuses, en cours entre les représentants des

Eglises catholique et protestante et la RSR, vont aboutir ces prochaines

semaines à la signature d’une convention. L’existence de ces émissions sera

ainsi assurée dans la durée.

Après le changement d’horaire de «A fleur de temps», Gérard Tschopp, directeur de l’information de la RSR, avoue avoir bien reçu plusieurs centaines de réactions d’auditeurs mécontents. Ils se sont plaints de ce changement d’horaire… «suite à plusieurs appels tant du côté catholique que

protestant». Le chef de l’info reconnaît que le changement apporté implique

une baisse d’audience d’environ un tiers.

Un taux d’écoute qui reste «très bon»

Mais, estime-t-il, le taux d’écoute reste toutefois «très bon» à 6h15,

avec 80’000 auditeurs du journal du matin (5-9h). Le département de l’information n’entend pas revenir sur ce moment de passage à l’antenne. Malgré

tout, Gérard Tschopp pourrait envisager de satisfaire les fidèles de ce

billet enregistré avec une éventuelle rediffusion, pour autant que cela

corresponde à une demande.

Côté programme, la rentrée radio est notamment marquée le 11 septembre

dans «Bleu Ciel» par l’émission «Familles: une chance», à l’occasion de la

Quinzaine des familles organisée dans le Jura dans le cadre de l’Année de

la famille, puis par une interview de la conseillère fédérale Ruth Dreifuss

(diffusée le 2 octobre). En télévision, Jacques Huwiler doit avoir un faible pour l’émission religieuse de télévision «Racines». Ainsi, dès janvier

95, il refera «un bout de chemin» avec elle, marquant de sa sensibilité les

interviewes à caractère spirituel.

L’an prochain, ce n’est pas que la tête qui anime l’émission qui changera. André Kolly, directeur du Centre catholique de radio et de télévision

(CCRT), explique que le contenu de «Racines» revêtira quatre styles différents: le témoignage, le débat d’idées, un reflet artistique et l’approche

des autres sensibilités religieuses. Exit le traitement de l’actualité religieuse directe par une émission mensuelle. La disparition de ce magazine,

«rythmé et élaboré», qui traitait de l’info de «proximité», est vivement

regrettée du côté catholique.

Le moment phare de la rentrée sera sans nul doute l’interview du patriarche orthodoxe Alexis II (le 4 septembre). Une interview rendue possible

grâce au renforcement des efforts de coproduction, dans le cas présent avec

les télévisions française (France 2) et italienne (RAI). Il faut également

citer le dossier du 11 septembre sur les prêtres-ouvriers de Belgique. Le

Jeûne fédéral, le dimanche 18 septembre, sera marqué par des célébrations

oecuméniques, pour le télévision au pénitencier de Bellechasse, et pour la

radio au CHUV à Lausanne.

Une subvention de 60’000 frances pour les deux services

Par ailleurs, à l’instar de ce qui existe déjà au niveau de la télévision, une convention tripartite entre les deux Eglises reconnues et la RSR

est en négociation. Elle fixera de façon officielle une collaboration

étroite qui repose sur une série de règles édifiées au fil des ans sans

être rassemblées dans un texte précis. La convention – «une bonne chose»,

estime André Kolly, définira le rôle et les engagements des deux parties

tant sur le plan de l’organisation que sur celui des finances.

A ce propos, la situation veut que les Eglises paient leurs journalistes

(6 postes au total pour les services catholique et protestant) et la radio

met à disposition les infrastructures, participe au paiement de certains

frais et alloue une subvention de deux fois 30’000 francs aux services réformé et catholique de radio. Cette convention permettra aux représentants

des Eglises de ne pas devoir à réexpliquer, voire légitimer le travail des

journalistes des émissions religieuses, à chaque fois que les interlocuteurs changent à la radio.

A noter encore que les services des émissions religieuses à la RSR réalisent par ailleurs une émission hebdomadaire pour Radio Suisse Internationale, programme francophone et programme onde courte, à partir du 10 septembre. (apic/or/ak/be)

1 septembre 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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