Suisse romande: Pax Christi étudie l’objection de conscience dans la vie quotidienne
«Le refus de l’obéissance due»
Villars-sur-Glâne, 26 janvier 1998 (APIC) Les membres de Pax Christi Suisse, lors de leur prochaine journée d’études, samedi 31 janvier à Yverdon, veulent réfléchir à l’objection de conscience dans la vie quotidienne. Le mouvement catholique international pour la paix en Suisse invite ceux qui veulent mieux comprendre les motifs théologiques, éthiques et juridiques «du refus de l’obéissance due».
Les responsables de Pax Christi ont fait appel à un théologien et un avocat pour présenter ce sujet controversé. Mgr Amédée Grab, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg et François Membrez, avocat à Genève, répondront aux questions des participants. Si le refus d’obéissance s’appuie sur des convictions profondes, il n’en reste pas moins que ces choix de conscience ont parfois des implications sérieuses. D’où l’importance d’éclairer des cas concrets.
Pour se préparer à leur journée d’étude, les militants sont invités à lire un article intitulé «Notes à l’appui d’une délicate quête de liberté». L’auteur, Jean-Philippe Jeannerat, est secrétaire romand du Parti socialiste suisse et militant du Centre Martin Luther King. Il y développe, entre autres, l’idée que «qu’il n’y a pas d’obéissance due. L’admettre, c’est accepter de vivre soumis, mais il peut y avoir une obéissance consentie: c’est alors l’association de libertés individuelles qui entendent coopérer». (apic/com/ba)



