Suisse: Sabbat et dimanche des réfugiés les 20 et 21 juin 1998
«Fuir? Si c’était vous…»
Berne, 18 juin 1998 (APIC) La Conférence des évêques suisses, la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse, l’Eglise catholique-chrétienne et la Fédération suisse des communautés israélites lancent un appel au sabbat et au dimanche des réfugiés les 20 et 21 juin 1998. Ces derniers sont quelque 50 millions de par le monde à avoir fui par crainte de la guerre, de l’expulsion, de la persécution et de l’oppression.
Tous ces gens ont dû quitter leur pays parce que leur vie et leur intégrité physique y sont menacées. Dans l’espoir d’échapper à des persécutions fondées sur leur appartenance ethnique, religieuse ou sur leurs convictions politiques, ils cherchent un lieu à l’abri de la terreur et de la violence. Un endroit où il leur serait possible de vivre dans la dignité.
«Fuir? Si c’était vous…» demande l’affiche réalisée à l’occasion du sabbat et du dimanche des réfugiés. Cette question rappelle sur un ton un peu provoquant que la violence et la terreur ne laissent personne indemne. Les personnes réfugiées en Suisse après avoir subi ces expériences traumatisantes ont en premier lieu besoin de protection. Il faut les accepter en tant que personnes humaines et les traiter en conséquence.
«Si un étranger vient séjourner parmi vous, dans votre pays, vous ne l’opprimerez pas. L’étranger qui séjourne parmi vous sera pour vous comme l’un de vos compatriotes, et tu l’aimeras comme toi-même; car vous avez été étrangers dans le pays d’Egypte». Ce passage du Lévitique (Lv 19, 33-34) souligne l’égalité de tous les êtres humains, indépendamment de leur origine. Il somme de défendre la dignité et les droits des étrangers. Il rappelle que nous sommes aussi des étrangers dans les autres pays et que nous avons besoin d’y être traiter comme des êtres humains parmi leur semblables. La dignité humaine ne se partage pas.
Cette année, la déclaration universelle des droits de l’homme aura 50 ans. Mais quelques pays seulement remplissent ses exigences. Les droits de l’homme sont sans cesse violés même dans des Etats de droit, constatent les Eglises et les communautés religieuses. (apic/com/ab)



