Suisse: Swissaid démarre sa compagne " Refusons la loi du plus fort»

Des récits impressionnants

Berne, 15 février 2001 (APIC)En démarrant sa campagne sous le slogan «Refusons la loi du plus fort», Swissaid rend hommage cette année aux femmes et aux hommes, pour la plupart anonymes, qui font face aux puissants pour le bien de leur communauté, sans crainte de représailles. Le séisme qui a frappé l’Inde absorbe une bonne partie des fonds de l’ONG suisse qui fait appel à un surcroît de générosité de la part des Suisses.

Bruno Riesen, secrétaire exécutif de Swissaid, indique dans un communiqué de presse diffusé mercredi 14 février que son organisation travaille main dans la main avec des organisations partenaires locales dans neuf pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. L’ONG suisse raconte les histoires impressionnantes de femmes et d’hommes qui luttent pour la dignité de leurs concitoyens. «De toutes les expériences vécues au cours de ma longue carrière, la rencontre avec les orphelins du sida de Tanzanie a été la plus marquante» dit le secrétaire. «Sous la pression populaire, les autorités catholiques et musulmanes ont été forcées de renoncer à condamner l’emploi du préservatif», a t-il ajouté .

Un autre exemple: celui de Janabai Kondiba Zore. Elle a osé combattre l’ancienne coutume indienne du mariage des enfants. Mariée à l’âge de 6 ans, elle n’a pas voulu que ses enfants et ceux de sa région subissent le même sort qu’elle. Grâce à son courage et à sa ténacité, elle a réussi à faire interdire cette pratique.

Une reconstruction rapide s’impose en Inde

Le terrible séisme qui a anéanti le Gujarat a également touché les organisations partenaires de Swissaid. Elles ont mis toutes leurs compétences à disposition, quelques heures seulement après le tremblement de terre, et ont prélevé dans les fonds de Swissaid attribués aux projets en cours pour acheter des denrées de première nécessité qu’elles ont amenées dans les villages les plus reculés. Swissaid a immédiatement débloqué 300’000 francs à titre d’aide d’urgence, dont 200’000 ont été employés les deux premières semaines après le séisme. La reconstruction de l’Etat indien qui va exiger des millions ne pourra être envisagée qu’avec l’aide de la Chaîne du bonheur. (apic/com/om)

15 février 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!