Les œuvres d’entraide pour réguler
Suisse: Système financier international: la position du Conseil fédéral laisse à désirer
et freiner le mouvements de capitaux à court terme
Berne,
(APIC) La position du Conseil fédéral sur la réforme des marchés financiers internationaux laisse à désirer et ne contribue pas à faire suffisamment obstacle aux futures crises financières, estime la Communauté de travail – Swissaid, Action de carême, Pain pour le prochain, Helvetas et Caritas.
De l’avis des œuvres d’entraide, la Suisse devrait en effet s’employer surtout, au sein du FMI, à limiter et contrôôer les préjudiciables flux de capitaux à court terme qui ont été à l’origine de la crise financière ayant secoué l’Asie du sud-est.
La réforme des systèmes bancaire et financier dans les pays en développement concernés ne suffit pas à les protéger des chocs induits par le mouvements spéculatifs des capitaux, estime les oeuvres suisses d’entraide. «Il faut que le FMI remette en question son intention déclarée de poursuivre la libéralisation du trafic des capitaux à l’échelle du globe et qu’il réduise son engagement sur ce plan. La délégation suisse devrait agir dans ce sens».
De l’avis de la Communauté de travail, une intégration plus forte du secteur financier privé dans la prévention et la maîtrise des crises financières s’avère nécessaire.
Les oeuvres d’entraide attendent par ailleurs du Conseil fédéral qu’il reconnaisse sans ambiguïté que le régime financier international est un bien privé dont la régulation ne doit pas être abandonnée aux mécanismes du marché. La série ininterrompue de crises financièèes des années 90 a souligné l’impossibilité dans laquelle les marchés financiers se trouvent de s’autoréguler.
La Communauté de travail approuve en revanche le fait que le Conseil fédéral entende s’engager pour la protection ciblée de la population la plus pauvre, autrement dit de celle qui est particulièrement affectée par la crise financière. (apic/com/tg)




