Suisse: Thomas Wipf après «Dominus Iesus»

La FEPS doit intensifier ses relations avec la CES

Berne, 1er novembre 2000 (APIC) La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) doit intensifier ses relations avec la CES, après la publication de «Dominus Iesus». C’est ce qu’a déclaré le président de la (FEPS), Thomas Wipf, qui s’est clairement prononcé pour la poursuite du dialogue œcuménique, lundi à Berne, après la publication de la déclaration «Dominus Iesus».

Lors de la session d’automne de l’Assemblée des délégués de la FEPS, Thoms Wipf a estimé que le document de l’Eglise catholique paru cet été ne comportait rien de neuf, du point de vue théologique, et reprenait des positions connues de longue date, soit depuis Vatican II. La seconde partie du document «résonne autrement aujourd’hui qu’il y a trente ans et a choqué bon nombre de chrétiens, précise Thomas Wipf.

Thomas Wipf s’est également montré rassurant: les relations entre les différentes confessions chrétiennes en Suisse ne devraient pas être durablement affectées par cette publication. Et celle qui prévalent entre la FEPS avec la Conférence des évêques suisses (CES) non plus. Le président du Conseil de la FEPS a ajouté que les relations officielles entre les deux grandes Eglises de Suisse devaient s’intensifier sur la base du respect réciproque. Cela implique de redéfinir les modalités de communication, a-t-il souligné. Thomas Wipf a donné pour exemple de cette nécessité de transparence, le fait que la CES n’avait pas préparé la FEPS à la publication de «Dominus Iesus», au contraire de ce qui s’est passé en Allemagne.

L’approfondissement des relations n’a pas été pris en compte

A lire «Dominus Iesus» et en observant l’évolution post conciliaire, on a le sentiment que l’Eglise catholique est arrivée à la dernière étape de son évolution et de son ouverture et qu’elle ne peut plus faire un pas de plus, a poursuivi le président du Conseil de l’exécutif de la FEPS, non sans ironie. Par comparaison avec la façon dont l’Eglise catholique se positionne, les Eglises de la Réforme ont-elles établi des critères non-exclusifs, plus ouverts, fondés sur la Bible, a-t-il déclaré.

Thomas Wipf avertit le Vatican du danger encouru par l’Eglise catholique de se couper du dialogue œcuménique, «ce qui serait un sérieux problème pour toute l’Eglise de Jésus-Christ». En ne prenant pas en compte l’approfondissement des relations inter confessionnelles et l’augmentation de la confiance mutuelle, «Dominus Iesus» a atteint de plein fouet «la réalité que vivent beaucoup de personnes engagées dans l’Eglise». Il n’est donc pas étonnant que cette déclaration se retrouve au centre de la controverse et sous les feux de la critique, ajoute Thomas Wipf. (apic/rna/job/job/mjp)

1 novembre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!