Oui au référendum contre la nouvelle loi sur les étrangers (LEtr)

Suisse: Union des supérieures majeures en Suisse alémanique et au Liechtenstein (Vonos)

St-Niklausen/OW, 7 mai 2006 (Apic) L’Union des supérieures majeures en Suisse alémanique et au Liechtenstein (Vonos) dit non à la nouvelle loi sur les étrangers (LEtr) et à la révision de la loi sur l’asile (LAsi).

L’organisation, qui chapeaute plus de 2’200 religieuses apostoliques, a décidé de soutenir les référendums contre ces deux lois lors de son assemblée générale à St-Niklausen, dans le canton d’Obwald.

La nouvelle loi sur l’asile est «inhumaine»

La Vonos qualifie la nouvelle LAsi d’»inhumaine», et estime que la loi révisée créera de nouveaux problèmes et précipitera dans la détresse des personnes qui ont besoin d’une aide urgente. Dans un communiqué publié samedi, l’Union des supérieures majeures reconnaît que les abus doivent être combattus et admet qu’il n’est pas facile pour les autorités de renvoyer des gens qui n’ont pas de papier. Cependant, cela ne doit pas être à ses yeux le moyen de refuser la procédure d’asile à ceux qui sont réellement persécutés, car justement ces personnes n’ont souvent plus de papiers. Et leur expulsion viole le droit international.

«En tant que communautés religieuses féminines, le sort des membres les plus faibles de notre société nous tient particulièrement à coeur», souligne la Vonos. «Les femmes, les enfants, les malades, les personnes gravement traumatisées sont les premières victimes de cette politique erronée», écrit l’Union des supérieures majeures. Ce sont des personnes qui sont pourtant désavantagées dans la procédure d’asile, car souvent elles ne peuvent pas parler de leur propre histoire lors des premiers interrogatoires. Et ce sont justement les femmes et les enfants qui n’ont souvent pas de passeports, car dans leur pays, on n’en établit que pour les hommes.

La nouvelle loi sur les étrangers va produire des «étrangers de première et de deuxième classe», et cela ne peut être accepté, poursuit la Vonos. Car Dieu a créé tous les hommes égaux et avec les mêmes droits, «et il ne nous revient pas de fixer nous-mêmes la valeur des hommes d’après des points de vue économiques». Signée par Soeur Edelina Uhr, présidente de la Vonos, cette prise de position a été adoptée en assemblée générale le 1er mai dernier. Notons que les deux objets devraient être soumis au peuple le 24 septembre prochain. (apic/com/be)

7 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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