Document de la PEPS sur la cohabitation
Suisse: Vérité dans l’ouverture et dialogue oecuménique
Berne, 2 novembre 2007 (Apic) La Fédération des Eglises protestantes de Suisse FEPS soulève la question de la cohabitation dans une société multiculturelle et multireligieuse en publiant jeudi sa position sur l’oecuménisme et le dialogue dans un document intitulé «La vérité dans l’ouverture – La foi chrétienne et les religions».
Comment peut-on avoir une propre conviction de foi tout en côtoyant des personnes qui sont elles aussi convaincues de leur foi? Qu’est-ce que la «vérité» dans ce contexte? La Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) vient en effet d’éditer une publication présentant une position protestante sur ce sujet.
Pour permettre de la situer, l’auteur de l’étude, le théologien bâlois Reinhold Bernhardt, dresse en introduction un aperçu des différentes conceptions de la vérité dans le mouvement oecuménique, les Eglises protestantes et catholique romaine et les Eglises libres.
L’une des principales conclusions de l’étude est que «la religion, en tant que création de la culture humaine, n’est pas la vérité en soi, mais renvoie à la vérité. C’est ainsi que la certitude de vérité protestante ne se compose pas de principes et de dogmes établis, mais est avant tout une orientation de vie donnée par Dieu en Christ. Les réformés, notamment, savent que la conscience de la vérité d’une religion est toujours liée aux conditions dans lesquelles cette dernière est apparue et s’est développée».
La position protestante ne se limite pas à la cohabitation interreligieuse et développe aussi des idées présentant un intérêt pour la vie commune en général dans une société multiculturelle et pour tous les contacts interpersonnels. La tolérance – l’étude le souligne – ne doit pas être «confondue avec l’indifférence mais implique au contraire une attitude fondamentale de dialogue qui soit aussi capable de résister à l’incompréhension réciproque».
Aux yeux de l’auteur du document, il peut en résulter une souffrance face à l’autre qui ne peut et ne veut partager ses propres certitudes. Cependant, «même si le débat autour de la vérité ne peut finalement être tranché, il doit être mené. En tant que confrontation constructive, il peut aider ceux qui y participent à explorer de façon encore plus approfondie».(apic/com/pr)



