13’000 avortements par année en Suisse

Suisse: Votation fédérale: la campagne pour le régime du délai est lancée

Berne, 12 mars 2002 (APIC) Le débat est lancé en Suisse sur la question de l’avortement. Un comité fort de 110 politiciens de tous bords, PDC exclu, appelle à accepter la formule du régime du délai. Cette formule autorise une IVG pendant les douze premières semaines de grossesse.

Face à la campagne des opposants à l’interruption volontaire de grossesse, le comité «oui au régime du délai» a opté pour une argumentation juridique et des affiches neutres. «Nous ne voulons pas céder à la provocation», a expliqué la conseillère nationale Barbara Haering. La socialiste zurichoise est à l’origine du projet de dépénalisation de l’avortement.

Le droit actuel n’empêchera aucune femme d’avorter, a affirmé le conseiller aux Etats This Jenny. Pour l’UDC glaronais, interdire est la plus mauvaise solution car on pousse les femmes et les médecins dans l’illégalité. Or, il faut cesser de pénaliser les femmes en situation de détresse.

Si le code pénal prévoit encore la poursuite des femmes qui se soumettent à une IVG, dans les faits, la plupart des cantons appliquent déjà aujourd’hui le régime du délai, a expliqué Felix Gutzwiller. Selon le radical zurichois, on dénombre quelque Suisse: Votation fédérale: la campagne pour le régime du délai est lancée. Mais ce nombre est en constante diminution.

Le médecin est persuadé que le régime du délai ne suscitera en aucun cas une augmentation des avortements. Le projet adopté par le Parlement oblige le médecin traitant à avoir un entretien personnel avec la femme et lui exposer les alternatives à une IVG, a rappelé Dorle Vallender la radicale appenzelloise. Mais c’est ensuite à elle de décider. (apic/ag/pr)

12 mars 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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