Halte aux préjugés contre les Roms
Suisse: Votation sur l’extension de la libre-circulation à la Roumanie et à la Bulgarie
Berne, 7 janvier 2009 (Apic) Les opposants suisses à l’extension de la libre-circulation à la Roumanie et à la Bulgarie recourent à des préjugés contre les «gens du voyage» et stigmatisent ainsi la population rom, dénoncent mercredi 7 janvier les ONG suisses défendant les droits humains. L’extension à la Roumanie et à la Bulgarie est soumise au vote du peuple suisse le 8 février prochain.
Un mois avant la votation, cinq organisations non gouvernementales – l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), Amnesty International, la Société pour les peuples menacés, la Rroma Foundation et Humanrights.ch/MERS – font part de leur préoccupation et condamnent fermement les propos racistes contre cette minorité transnationale.
Dans le cadre de la prochaine votation sur l’extension de la libre-circulation à la Roumanie et la Bulgarie du 8 février 2009, les gens du voyage ou les Roms de Roumanie et de Bulgarie ont été plusieurs fois évoqués. Une campagne contre la libre-circulation a été lancée par l’aile populiste de l’Union démocratique du centre (UDC/droite nationaliste) sur la base de déclarations qui sous-entendent qu’entre «deux et trois millions de gens du voyage» viendraient en Suisse pour «mendier ou voler». Elle compte sur le soutien de l’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher, tandis que l’»aile économique» du parti est en faveur de la libre-circulation.
Ces pays se situent à un niveau tellement bas en termes social et économique qu’il serait «totalement irresponsable de leur accorder la libre circulation des personnes», avait lancé Yvan Perrin, vice-président du parti, lors du lancement de la campagne de rejet de la libre-circulation à la Roumanie et la Bulgarie. Il avait également soulevé la «question des Roms», les «gens du voyage», tandis que son collègue de parti, le député Pirmin Schwander, qui préside l’»Action pour une Suisse indépendante et neutre» (ASIN). plaidait pour «une clause de sauvegarde» contre les Roms.
Cinq organisations non gouvernementales – l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés, Amnesty International, la Société pour les peuples menacés, la Rroma Foundation et Humanrights.ch/MERS – se déclarent préoccupées que les préjugés, clichés et images négatives sur cette minorité transnationale soient ainsi exacerbés. Elles condamnent fermement les propos racistes et les préjugés qui sont utilisés dans le cadre de la campagne. A ce propos, on peut consulter le site internet www.rroma.org. (apic/com/be)



