Suite à la rencontre entre Mgr Cassidy et Mgr Christodoulos

Athènes, 2 avril 1999 (APIC) L’archevêque Christodoulos d’Athènes, primat de l’Eglise orthodoxe de Grèce, pourrait se rendre prochainement au Vatican, indique le Service orthodoxe de presse (SOP) à Paris, au lendemain d’une visite à Athènes du cardinal Edward Cassidy, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens.

Le primat de l’Eglise orthodoxe de Grèce a reçu le cardinal Cassidy le 15 mars à Athènes. C’était, semble-t-il, la première fois qu’un représentant du Vatican de haut rang rendait visite à un primat de l’Eglise de Grèce. L’entretien a porté essentiellement sur «les moyens de lever les obstacles» qui existent entre les deux Eglises, selon des sources proches de l’archevêché à Athènes.

«J’ai confirmé que l’Eglise de Grèce est toujours engagée en faveur de l’unité des chrétiens et qu’elle souhaite que l’on parvienne à dépasser les obstacles auxquels se heurte le dialogue théologique entre nos deux Églises», a déclaré l’archevêque Christodoulos. «Nous avons parlé des questions théologiques qui nous occupent et nous avons cherché à mieux nous connaître l’un l’autre», a confirmé le cardinal Cassidy. Le SOP ajoute que, selon «une source généralement bien informée», les deux prélats ont également discuté d’une éventuelle visite de l’archevêque d’Athènes au Vatican.

La visite d’une délégation romaine à Athènes fait suite au souhait de Jean Paul II d’organiser des célébrations communes entre orthodoxes et catholiques à l’occasion du Jubilé de l’an 2000. «Les désaccords entre l’Eglise orthodoxe de Grèce et l’Eglise catholique romaine sont néanmoins nombreux et vivaces», commente le SOP. Outre les questions proprement doctrinales, précise le mensuel, l’Eglise de Grèce reproche au Vatican son «prosélytisme agressif» à l’égard des orthodoxes en Europe centrale et orientale, ainsi que son soutien à la petite minorité catholique de rite byzantin en Grèce. De son côté, note le SOP, le Vatican estime que les catholiques de Grèce (environ 50’000 fidèles de souche grecque et quelque 150’000 résidents étrangers) «sont souvent victimes de discrimination, la liberté religieuse leur étant reconnue, mais sans qu’ils aient un statut juridique approprié». (apic/cip/pr)

2 avril 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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