Un pasteur méthodiste et son épouse brûlés vifs

Sumatra: Des séparatistes assassins ajoutent aux morts du séisme ceux de la haine

Sumatra, 30 décembre 2004 (Apic) A Banda Aceh, des séparatistes assassins ajoutent aux quelque 50’000 indonésiens tués dans la catastrophe du sud est asiatique les morts de la haine la plus effarante. Une église méthodiste a été incendiée et le pasteur italien ainsi que son épouse sont morts dans les flammes.

Une église méthodiste a été incendiée à Banda Aceh, la province du nord de Sumatra, première touchée par le raz de marée qui a fait des dizaines de milliers de morts sur la côte occidentale indonésienne. C’est à Banda Aceh, la capitale, que la première cargaison d’aide internationale a réussi à parvenir au coeur du désastre le 29 décembre. C’est là aussi que des séparatistes assassins ont mis le feu à l’église méthodiste où ont été brûlés vifs un pasteur italien et son épouse, le 30 décembre.

C’est ce que vient de déclarer à l’agence catholique MISNA l’archevêque auxiliaire de Medan (nord de l’île de Sumatra), Mgr Anicetus Sinaga, qui a reçu cette nouvelle des représentants de l’Eglise méthodiste, à Aceh. L’archevêque n’a pas pu préciser les noms des victimes.

Une guerrilla séparatiste dans la province d’Aceh

Il explique que le chef-lieu de la province est en proie depuis près de 30 ans à une guerre séparatiste des rebelles du Mouvement pour Aceh libre (GAM). Ces derniers, raconte le prélat, à la faveur de la catastrophe qui a détruit la région commettent de nombreux pillages, à la recherche de nourriture, et menaçant de mort les étrangers.

Une mission de secours du diocèse de Medan, dont dépend la province d’Aceh, s’est mise en route le 30 décembre, pour s’unir aux opérations de secours déjà engagées. Selon les dernières estimations, le raz de marée aurait provoqué quelque 50’000 victimes dans la province d’Aceh, dont un grand nombre à Meulaboh, dans la zone septentrionale de l’île de Sumatra, à 150 kilomètres seulement de l’épicentre du séisme marin qui a provoqué le cataclysme.

L’agence MISNA a par ailleurs annoncé qu’un missionnaire franciscain, italien également, le père Ferdinando Severi, porté disparu dans la ville sinistrée de Meulaboh, avait survécu à la catastrophe. (apic/misna/vb)

30 décembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!