Sur le thème «Vérité – Justice – Réconciliation»
Saint-Maurice: Le 9ème pèlerinage aux Saintes et Saints d’Afrique aura lieu le 6 juin prochain
Saint-Maurice, 17 mai 2010 (Apic) Le Groupe de Coopération Missionnaire en Suisse Romande invite au 9ème Pèlerinage aux Saintes et aux Saints d’Afrique le dimanche 6 juin 2010 à Vérolliez et à l’Abbaye de Saint-Maurice. Ce pèlerinage est ouvert à toutes et à tous. 600 personnes sont attendues. La journée sera présidée par le Père Abbé Joseph Roduit.
Organisée le week-end avoisinant la fête des Martyrs de l’Ouganda par le groupe de coopération missionnaire en Suisse romande, la neuvième rencontre des Africains de Suisse romande aura lieu cette année le 6 juin. Elle se tiendra à Vérolliez et à l’Abbaye de Saint-Maurice, fondée en 515 sur le tombeau des martyrs Maurice et de ses compagnons, soldats romains originaires de Thébaïde, au sud de l’Égypte. Maurice fut martyrisé au IIIe siècle.
Des chorales africaines de Suisse Romande et Alémanique animeront cette rencontre riche en rythmes et couleurs. Un lien étant créé avec le Togo, un animateur togolais bien connu, Rogo Koffi Fiangor, fera le fil rouge de cette rencontre conviviale.
Programme
A 9h30: accueil à Vérolliez, à côté de Saint-Maurice, en Valais, puis cérémonie sur l’historique des martyrs. Animation Juniors. A midi, pique-nique partagé, avec spécialités africaines. Soupe offerte aux participants. Après le repas, à 13h45, les pèlerins se rendront en procession chantée de Vérolliez à l’Abbaye de Saint-Maurice, où l’eucharistie rythmée sera célébrée à 15h00 et présidée par le Père Abbé de Saint-Maurice, Mgr Joseph Roduit.
Le martyre de saint Maurice et de ses compagnons de la légion Thébaine a eu lieu à Vérolliez, vers l’an 300. Selon la tradition locale, l’exécution se serait faite sur la grande dalle de pierre conservée sur son baldaquin à l’intérieur de cette chapelle.
La première mention écrite de la vénération du lieu du martyre se trouve dans l’Acte de fondation de l’Abbaye (en 515), rédigé ultérieurement vers l’an 800. Ce document aurait été établi «in virorum fletu», soit dans un emplacement proche de l’Abbaye, dont le nom se traduit par «les pleurs des hommes» : le lieu où l’on déplorait la mort des martyrs. «In virorum fletu» est devenu au Moyen Age Viroleto, c’est-à-dire Vérolliez. Par contre, l’étymologie populaire voit en Vérolliez «le vrai lieu» du martyre.
Les différentes transformations de la chapelle de Vérolliez
La forte symbolique religieuse attachée à l’endroit explique que l’on y ait maintenu une chapelle en dépit du danger permanent d’inondation. Le lieu a probablement d’abord été marqué par la fameuse «pierre du martyre», mais on ne peut exclure la présence d’autres aménagements, une clôture par exemple. (apic/cm/js)



